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Musique

Mis en ligne le 05/05/2006

Armin Jordan commémore le 75ème anniversaire de la mort d’Eugène Ysaye


Sous la direction du chef suisse Armin Jordan, l´Orchestre Philharmonique de Liège interprétera ces jeudi 11 mai à 20 heures et samedi 13 mai à 15 heures, en la Salle philharmonique du Boulevard Piercot à Liège, certaines des plus belles pages de Debussy (« Jeux »), Roussel (Troisième symphonie), Françaix (Concertino pour piano et orchestre) et Fauré (Ballade). Un répertoire de musique française du début du XXe siècle qu´Armin Jordan affectionne particulièrement. Avec en soliste le pianiste français Philippe Cassard.
Dans « Le Monde de la Musique » de ce mois de mai , on pouvait lire cette appréciation significative : « Toujours modeste, la Suisse n´est pas assez consciente qu´elle tient avec Armin Jordan (la photo) l´un des meilleurs chefs du monde »
Ces concerts sont dédiés à la mémoire du grand violoniste liégeois Eugène Ysaÿe (deuxième photo) (1858-1931), dans le cadre de la commémoration du 75e anniversaire de sa mort. Ce vendredi 12 mai à 11 heures le monument qui lui est consacré sera honoré par les autorités municipales et cette manifestation sera suivie d’une réception et d’un moment musical au Foyer de la Salle philharmonique, foyer qui perpétue aussi la mémoire d’Eugène Ysaye.

Les artistes

Armin Jordan s´est acquis une grande réputation de chef d´orchestre à la tête de l´Orchestre de la Suisse Romande (OSR). Depuis 2001, il dirige l´OPL chaque année. Les tournées qu´il dirige à la tête de l´OSR au Japon et aux États-Unis en 1985, 1987, 1989, 1991 et 1995 remportent un formidable succès. Armin Jordan dirige de nombreux opéras (tout récemment, Die Tote Stadt de Korngold au Grand-Théâtre de Genève). En mai 2005, Armin Jordan était à la tête de l´OPL dans des oeuvres de Dukas, Ibert, Chausson et Roussel, avec le flûtiste Emmanuel Pahud. Il dirigera également à Liège et à Bruxelles ces jeudi 18 et samedi 20 mai (la Symphonie n° 4 de Mahler et « Les Illuminations » de Britten, avec Sophie Karthäuser). Cette Symphonie n° 4 de Mahler sera également présentée en « Dessous des Quartes » à Liège le 17 mai.
Premier Prix du Concours International de Dublin en 1988, le pianiste Philippe Cassard est directeur artistique des Nuits Romantiques du Lac du Bourget.
Il s´est fait remarquer en présentant l´intégrale de l´oeuvre pour piano de Debussy en une journée et quatre récitals, qu´il donne partout dans le monde et enregistre pour Universal (Grand Prix de l´Académie du disque en 1994). En février 2002, il jouait à Liège le Concerto pour piano n° 1 de Mendelssohn avec l´OPL dirigé par Enrique Diemecke.

Les oeuvres

Les « Jeux » de Debussy sont un poème dansé qui a été composé pour les Ballets Russes de Diaghilev. Créé en mai 1913 sur une chorégraphie de Nijinski, ce poème dansé ne connut qu´un succès d´estime. Il est reconnu aujourd´hui comme l´une des oeuvres les plus modernes et complexes de Debussy . L´argument de départ, « une apologie plastique de l´homme de 1913 », est développé en une partie de tennis à trois, où une balle s´égare, prétexte à des jeux de séduction.

La « Ballade pour piano et orchestre en fa dièse majeur opus 19 » a été composée en 1879 par Gabriel Fauré et dédiée à Camille Saint-Saëns. Elle s’inspirait de la musique de Wagner. Écrite au départ pour piano seul, puis avec accompagnement d´un orchestre de chambre, l´oeuvre est délicatement instrumentée, et d´apparence improvisée.
Jean Françaix n´a que 20 ans quand il composa en 1932 son Concertino en la majeur pour piano et orchestre, qu´il créa lui-même deux ans plus tard au piano. Compositeur néo-classique, au charme typiquement français, il y déploie, en moins de dix minutes, une aguichante palette expressive.
La Symphonie n° 3 en sol mineur opus 42 fut écrite en 1929 – 1930 par Albert Roussel qui avait, lui, 60 ans quand Serge Koussevitsky lui commanda une symphonie pour le 50e anniversaire de l´Orchestre de Boston. Considéré comme l´un des meilleurs symphonistes de son temps, Roussel allie dans cette Symphonie n° 3 vigueur rythmique, mélodies amples et souples, coloris orchestraux infiniment variés et soin de la polyphonie. Roussel considérait que c´était ce qu´il avait fait de mieux. Poulenc, enthousiaste, s’écria : « c´est merveille d´allier tant de printemps et de maturité ».





Jean-Marie Roberti