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Enseignement

Mis en ligne le 09/04/2006

« Une Maison des langues » : bientôt une réalité à Liège

Il y a quelques jours, André Gilles, député permanent en char de l’Enseignement et de la Formation à la Province, annonçait, pour très bioentôit, l’ouverture d’une « Maison des langues à Liège » . Avant de développer le sujet, André Gilles dira :
« Aujourd’hui, pour trouver un emploi à Bruxelles et même à Liège, j’entends dire qu’il faut connaître deux à trois langues. Aujourd’hui ce n’est plus à l’échelle belge qu’il faut se situer mais à l’échelle européenne. La mondialisation, le développement des échanges internationaux et l’ouverture du marché unique dans l’Union Européenne obligent les entreprises à intégrer les langues dans leur stratégie de développement. Si l’anglais reste la référence en termes de communication des affaires, la maîtrise d’autres langues constitue un atout, sinon obligatoire, au moins indéniable, pour les PME. (Cfr site Internet du Giro en Wallonie a été traduit en néerlandais, italien, anglais allemand et français).
La Province de Liège n’échappe pas à cette réalité. Liège est au cœur de l’Eurégio Meuse-Rhin. Maîtriser plusieurs langues représente un avantage certain pour trouver un emploi. Et les toutes nouvelles infrastructures du Pays de Liège ne feront qu’augmenter la vocation internationale du Pays de Liège.
L’aéroport de Bierset, la future gare TGV , le Port autonome sont autant d’outils qui vont permettre à Liège d’accueillir des investisseurs étrangers. En plus d’être un atout pour les travailleurs, la connaissance des langues l’est aussi pour le développement socio-économique liégeois !
Or diverses études récentes montrent que les travailleurs et futurs travailleurs de la Province de Liège ne maîtrisent pas suffisamment de langues étrangères. Selon une enquête de l’Union Wallonne des Entreprises d’octobre 2005, 14% des entreprises ne trouvent pas, sur le marché de l’emploi, les candidats multilingues qu’elles recherchent. »

C’est en partant de ce constat, que André Gilles, a chargé le Département Formation, via l’Espace Qualité Formation, d’étudier le problème en trois questions : de quoi ont besoin réellement les entreprises ?; Qu’est-ce qui existe déjà ?; - Que peut-on faire ?
Et le député permanent de continuer : « Cette recherche va dans le même sens que le plan Marshall du Gouvernement Wallon. Elle part de ce qui existe dans la région, identifie clairement les besoins en langues des différents organismes en Province de Liège et propose, avec toutes les personnes et organismes concernés, un plan d’ensemble où chacun peut trouver sa place en parfaite collaboration. Des problèmes dans le domaine des langues sont mis à jour, comme par exemple :
- la communication entre le monde des entreprises et celui de la formation est parfois difficile : on ne connaît pas bien et/ou on ne comprend pas bien les besoins et le fonctionnement de l’autre
- les besoins ici et maintenant des entreprises sont analysés mais sans voir ce qui se passera dans 5 ou 10 ans.
- si on augmente le nombre d’heures de langues dans la formation, il faut alors diminuer le temps d’apprentissage du métier. Le travailleur sera alors moins compétent dans son travail. Cela, on ne peut pas l’admettre.
- nous savons tous qu’il est intéressant d’apprendre des langues étrangères. Pourtant, les entreprises manquent de gens qui parlent plusieurs langues. Il y a donc des freins qui nous empêchent d’agir. Il est dans les habitudes liégeoises d’agir. Un plan d’actions a été proposé, le 15 mars dernier aux personnalités des entreprises, du monde économique, des réseaux d’enseignement, des opérateurs publics et privés de formation, des syndicats et des représentants d’autres pays … lors de l’organisation d’une table ronde. »

Tisser un maillage des acteurs dans le domaine des langues

André Gilles précisa ensuite que l’objectif de la table ronde était de rassembler, afin de débattre de l’apprentissage des langues, toutes les personnes qui s’occupent de ce sujet dans les institutions liégeoises. « Il y a plus dans deux têtes que dans une seule » dit-on. Et bien, nous avons mis ce proverbe en pratique avec plus que deux têtes. Les problèmes sont communs, il faut combiner dans un ensemble cohérent les forces existantes en Province de Liège et ainsi tisser un maillage des acteurs dans le domaine des langues. Les démarches à réaliser dans le domaine des langues ont été réfléchies ensemble. Il faut renforcer les actions dans le domaine des langues autour de valeurs communes et définir une manière de faire partagée et défendue par tous. »
Cette table ronde a défini un plan d’action construit sur base de cinq objectifs pour l’apprentissage de l’anglais, du néerlandais et de l’allemand. Ce plan d’action devra, dans un premier temps : réaliser des plans de formation pour les personnes et les entreprises sur base d’audits d’entreprise et de bilans de compétences ; améliorer l’offre de formation (qualitativement et quantitativement) en langues ; améliorer les liens entre l’offre de formation et la demande actuelle et future ; rendre l’offre de formations en langues, plus visible (quantitativement et qualitativement) ; augmenter la motivation des entreprises, des travailleurs et futurs travailleurs pour l’apprentissage et l’utilisation des langues.
C’est ainsi que des groupes de travail se sont constitués pour étudier les modalités de mise en commun à long terme du dynamisme, des compétences et des idées de chacun des partenaires sur des thématiques précises.
C’est ainsi que plus particulièrement, la mise en place d’une « Maison des langues » a été envisagée et qui rassemblera, dans un partenariat dédicacé à l’apprentissage des langues, les compétences existantes dans les différentes institutions.
Cette « Maison des langues » rencontrera les objectifs développés dans l’étude et traitera des problématiques liées aux langues étrangères. Et André Gilles de conclure : « Il convient de concrétiser en Province de Liège, un maillage fin de tous les acteurs compétents du domaine».
Première pierre, si l’on peut dire, à l’édification de cette « Maison des langues », on peut, dès à présent, sur le site Internet http://www.prov-liege.be/planlangues , obtenir les informations relatives au projet ainsi que les documents de l’étude.






Ga. L.