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En Ville

Mis en ligne le 29/11/2005

Le pont Maghin (Saint - Léonard) ne sera pas démoli...

Rappelez-vous, dans "proxi-Liège" du 9 novembre dernier, nous posions la question: "Pont Maghin: démolira, démolira pas?" suite aux inquiétudes que certains éléments faisaient peser sur l'ensemble de l'ouvrage d'art.
Depuis ce lundi, on sait enfin à quoi s'en tenir et qu'il ne sera pas démoli.
Comme l'explique un communiqué de l'échevin des Travaux Jean-Géry Godeaux:
"Le 7 novembre dernier, une délégation de la « Direction de l’Expertise des Structures » du Ministère de l’Equipement et des Transports (MET) s’est rendue au « Laboratoire Central des Ponts & Chaussées » de Nantes pour y évoquer entre autres la pathologie du pont Saint-Léonard à Liège. En effet, la cause de l’altération de certains câbles de post-contrainte semblait énigmatique, aucun cas similaires n’ayant été rencontré en Belgique jusqu’ici. Cette rencontre s’est avérée fructueuse puisque le mécanisme de cette détérioration a pu être déterminé. La réparation du pont peut maintenant être envisagée par le Département des Travaux de la Ville de Liège.
De cette rencontre, il ressort que la corrosion des câbles de post-contrainte au Pont Saint-Léonard est liée à la convergence de trois facteurs :
- la présence anormale d’eau à l’intérieur de la structure du pont, qui s’y serait infiltrée lors de sa précédente rénovation, entraînant un début de corrosion des câbles.
- la nuance spécifique de l’acier utilisé, perméable à l’hydrogène,
- la tension élevée à laquelle est soumis un câble de post-contrainte.
Ce début de corrosion a déclenché une augmentation localisée de l’acidité de l’eau. Cela a entraîné une réaction libérant de l’hydrogène qui a pénétré à l’intérieur du métal. Combiné aux importantes charges auxquelles sont soumis les câbles, l’hydrogène a fragilisé l’acier, provoquant ainsi in fine la rupture de certains d’entre eux."

Les remèdes

Maintenant que l'on sait de quoi souffre le pont Maghin que l'échevin aime appeler "pont Saint-Léonard" il en explique les remèdes:
"La cause étant identifiée, il reste maintenant à rédiger le cahier des charges pour pouvoir procéder aux travaux de réparation.
A l’heure actuelle, il semble qu’une seule des deux nappes ait été affectée par ce phénomène (une nappe = 14 faisceaux de câbles, 1 faisceau = 19 torons, 1 toron = 6fils). Par mesure de prudence, le MET procédera cependant dans les prochains jours à une dernière vérification sur l’autre nappe. Si celle-ci s’avère concluante et qu’une seule nappe est à remplacer, il ne serait dès lors pas nécessaire de soulever la travée centrale du pont pour réaliser les travaux."
Comme on doit s'en douter, l'échevin se réjouit qu’un diagnostic soit enfin posé sur la pathologie du pont. Il insiste cependant pour que toutes les garanties soient prises afin d’assurer la sécurité et la pérennité du pont à l’avenir. Mais c'est sûr, on ne devra pas le démolir...






Ga . L.