• Visiteur(s) en ligne : 7
  • |
  • Visiteurs total : 3199364

En Ville

Mis en ligne le 27/01/2011

Budget 2011 en équilibre pour la Ville de Liège


Il n’y aura pas d’augmentation de taxes (IPP, PRI et taxe urbaine) pour les habitants de la Cité ardente, mais des taxes spéciales seront indexées et les grandes surfaces seront taxées…

Pour autant qu’on puisse le découvrir en analysant les budgets ordinaires et extraordinaires de la Ville de Liège pour 2011, c’est en bon père de famille que l’échevin des Finances de la Propreté publique et de la Politique immobilière André Schroyen, gère la Cité ardente (avec une bonne équipe de spécialistes) depuis plusieurs années. Accompagné du bourgmestre Willy Demeyer, le grand argentier a présenté à la presse les budgets ordinaires et extraordinaires qui seront défendus par le Collège échevinal, lors du Conseil communal extraordinaire de trois jours les lundi 31 janvier, mardi 1er et mercredi 2 février prochain.

Il y a même un léger boni…

Nous n’entrerons évidemment pas dans le détail de la multitude de chiffres et des tableaux qui nous ont été communiqués, l’exercice est assez compliqué.
Ce que l’on peut dire en résumé rapide, c’est que l’exercice ordinaire 2011 prévoit des dépenses et des recettes de 445,877 millions d’euros, alors que pour l’exercice 2010, la Ville a dépensé 447,079 millions d’euros et enregistré 448,995 millions en recettes. Le solde des exercices précédents a permis de générer un léger boni de 262.840 euros.
Et comme le dira André Schroyen : « Tout ça sans toucher à l’additionnel sur l’impôt des personnes physiques (IPP) qui reste à 8%, ni au précompte immobilier (PRI) qui reste inchangé à 2870 centimes additionnels) ni à la taxe urbaine (celle que vous devez payer lorsque vous recevez vos ticket pour vos sacs poubelles jaunes).

Mais, mais, mais…

Toute médaille a évidemment son revers et toute ville doit évidemment trouver de nouvelles recettes pour pouvoir satisfaire aux demandes de ses concitoyens mais aussi pour ne pas retomber dans la spirale d’endettement infini. C’est ainsi qu’au niveau des recettes, il est prévu d’indexer 5 taxes spéciales qui n’avaient pu l’être suite au refus de la région wallonne. Il s’agit notamment des taxes sur les débits de boissons, les établissements dangereux, les dépôts de mitraille, les véhicules abandonnés et les agences bancaires. Ces taxes seront augmentées de 16 %.
Par ailleurs, dès 2011, les enseignes lumineuses des commerces ne dépassant pas 3 mètres carrés, seront taxées comme les non lumineuses.
Enfin, les commerces de détail (alimentation, supermarchés, habillement etc…) dont la superficie dépasse les 400 mètres carrés (pas les réserves) se verront appliquer une taxe de 9,34 euros par mettre carré.

Un budget extraordinaire de 45,456.780 millions d'euros pour des investissements de près de 75 millions

Come l’expliquent André Schroyen et Willy Demeyer : «Le budget extraordinaire prévoit des investissements pour un total d’environ 75 millions d’euros dans lesquels, la part de la Ville s’élève à un peu plus de 45 millions, le surplus étant subsidié par la Région wallonne, entre autres ».
Ces investissements se retrouvent notamment dans l’aménagement des voiries, les bâtiments communaux, mais aussi pour la rénovation de l’Opéra (en cours), la construction de la nouvelle patinoire (en cours), les aménagements de la place devant la nouvelle gare des Guillemins (en cours), le nouveau Centre International d’Art Contemporain (Ciac) à la Boverie, le regroupement des services techniques de la Ville rue de Namur (en cours), mais également (pour autant que le dossier soit débloqué, la nouvelle piscine Jonfosse (promise depuis plus de 5 ans).

Plan de gestion pour 5 ans de stabilité

Comme l’a aussi expliqué Willy Demeyer : « Ce budget sera complété par un plan de gestion en cours d’élaboration par le Crac (Centre Régional d’Aide aux Communes) afin de définir les axes qui assureront un équilibre stable des finances communales pour les ( prochaines années. » Enfin, le bourgmestre a tenu à rappeler que si aujourd’hui le personnel communal pouvait avoir des perspectives de carrière (ce qui n’était plus possible depuis les problèmes des années 80), que l’on nomme à nouveau et que l’on engage, c’était parce que la ville avait retrouvé une autonomie financière suite, entre autres, aux décisions du Gouvernement wallon qui reprenait la dette du passé, qui couvrait (80%) la charge des pensions antérieure à 1991 et à la révision du Fonds des Communes. Ajoutez à cela une gestion en bon père de famille…





Gaston LECOCQ