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Théâtre

Mis en ligne le 21/11/2005

Festival Emulation : bilan enthousiaste et remise du 1er Prix Max Parfondry

Au terme de la deuxième semaine du Festival Emulation, tous les indices incitent à parler d’un véritable succès pour cette première édition d’Emulation.
Il y aura eu, au final, 87 représentations en trois semaines. Jusqu’à dix représentations le même jour dans onze lieux à Liège, parmi lesquels, des lieux inconnus du public mais oh combien intéressants et dignes de curiosité. Un public très nombreux (une fréquentation quasi maximale au terme de la première semaine) a suivi le Festival, arpentant la ville de découvertes en découvertes, et a applaudi chaleureusement les spectacles des onze compagnies, soutenus par plus 90 artistes.
La Soundstation, transformée pour l’occasion en Quartier Général du Festival s’est trouvée baignée d’une ambiance nouvelle. Une belle opportunité pour renforcer, à Liège, le croisement entre les publics et créer des liens entre les différentes institutions culturelles !
Pari relevé donc pour cette première édition d’un Festival dédié à la création en Communauté française ! Un bilan que tire l’équipe du Théâtre de la Place à l’occasion de la remise du Prix Max Parfondry par le Jury, qui a eu lieu ce dimanche 20 novembre à la Soundstation.

Remise du Prix Max Parfondry

Le jury, composé de sept professionnels internationaux : Daniel Girard, Président du Jury (ancien directeur du Centre des Ecritures dramatiques de la Chartreuse de Villeneuve-Les-Avignon), Pietro Babina (directeur de la Compagnie Teatrino Clandestino, représentant de l’ERT), Anne Bisang (metteur en scène, directrice de la Comédie de Genève), Nicole Gautier (directrice du Théâtre de la Cité internationale de Paris), Krystyna Meissner (directrice générale et artistique du Théâtre Moderne de Wrocław), Claudine Lison (directrice du Centre Wallonie-Bruxelles) et Michel Vittoz (dramaturge du Théâtre National de la Colline à Paris) a décerné, à l’unanimité du jury, le 1er Prix « Max Parfondry » au spectacle « Oxygène » présenté par la « Compagnie Fraction ».
Ce Prix, conçu en hommage à la mémoire de Max Parfondry (1943-2002) – personnalité qui, durant toute sa vie, s’est consacrée au développement de la vie théâtrale à Liège et au soutien des jeunes actrices et acteurs s’engageant dans une carrière artistique.Oxygène .
Le Jury a été particulièrement sensible aux partis pris de mise en scène et à l’interprétation des trois comédiens (Céline Bolomey, Antoine Oppenheim, Stéphane Oertli) de ce texte percutant de Ivan Viripaev: un traitement musical et rythmé, une réelle virtuosité corporelle et vocale, une simplicité dans la forme et une modernité porteuse de sens.
D’une somme de 7.500 €, ce Prix devra favoriser la reprise du spectacle et ainsi permettre son éventuelle amélioration ou contribuer à sa diffusion; ou encore être utilisé en vue d’une prochaine création.
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La Compagnie Fraction

Depuis C'est arrivé demain de Dario Fo et Franca Rame, première création de Fraction en 1998, la compagnie créée par Stéphane Oertli n'a eu de cesse de multiplier les contacts vers l'étranger en invitant des comédiens, des metteurs en scène ou des musiciens à venir confronter leur vision du monde et de l'Art.
Ces contacts ont parfois pris la forme d'un partage de la mise en scène comme ce fut le cas lors de la création de Ciment, Cemento, Zement d'après Heiner Müller en 2002, projet européen soutenu par la Communauté Française de Belgique et créé en collaboration avec la compagnie italienne La Fanfare Minable et la compagnie française de l'Octogone. Le spectacle a été joué à Berlin, Florence, Paris, et en septembre 2002 à Bruxelles au Théâtre Marni.
La rencontre avec Galin Stoev, jeune metteur en scène d'origine bulgare, lors d'un stage au CIFAS en octobre 2002, marque un tournant dans l'histoire de la compagnie. La qualité du travail de ce dernier et la profonde adéquation avec le travail de la compagnie a incité Fraction à produire Anti-gone de Sophocle, cédant pour la première fois la mise en scène à un tiers. Depuis, ce spectacle a été joué en France, en Bulgarie, en Macédoine et bien sûr à Bruxelles.
Oxygène, deuxième création de Galin Stoev, renoue avec les origines du travail de Fraction, à savoir le mélange entre musique et texte politique, à la frontière du théâtre et du concert.
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La Pièce

Oxygène est un projet textuel en dix compositions ayant une structure musicale qui utilise des mots à la place des notes. Dix chansons qui parlent des Dix Commandements à la lumière des derniers événements de l'Histoire mondiale.
Un garçon de la province russe profonde tombe amoureux d'une fille des milieux snobs de Moscou (ou de n'importe quelle capitale européenne). Mené par cette passion, il tue sa femme, tandis que la fille quitte sa réalité artificiellement cultivée. Les deux protagonistes se rencontrent dans le champ de leurs différences irréconciliables…
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Ivan Viripaev

Auteur et metteur en scène, Ivan Viripaev est âgé de 33 ans. Il a fait ses études à l'Ecole de Théâtre d'Irkoutsk, sa ville natale. En 1998, il crée une compagnie indépendante qui se voit accorder un lieu dans la Maison des Acteurs d'Irkoutsk. En 2000, Ivan Viripaev fait sa première apparition à Moscou. Avec sa Compagnie, il présente au Festival du Théâtre Documentaire sa pièce, Rêves, qui est aussitôt remarquée. Pour Ivan Viripaev, c'est le début d'une reconnaissance internationale. Oxygène - sa dernière création - a reçu, entre autres, le Masque d'Or (Moscou) 2004.

Galin Stoev

Agé de 37 ans, Galin Stoev est né à Varna, en Bulgarie. Diplômé de l'Académie Nationale des Arts du Théâtre et du Cinéma (Sofia), il travaille depuis 1991 comme metteur en scène et comédien à Sofia. En Bulgarie, il met en scène de nombreux spectacles, notamment au Théâtre National à Sofia: Madame de Sade de Mishima, Le Cercle de Craie Caucasien de Brecht et Arcadia de Stoppard, Prix de la Meilleure Production en 2001. Parmi ses récentes mises en scène, on citera Jeux de massacre de Ionesco, Le Jeu de l'Amour et du Hasard d'après Marivaux et Antigone à Technoland d'après Sophocle, qui a été présenté dans le cadre de New Generation East aux Festspiele de Berlin. Parallèlement, il a enseigné au St Martin's College of Art and Design à Londres, à l'Arden School de Manchester, au Conservatoire National à Ljubljana ainsi qu'à Sofia.
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Les photos de haut en bas:
- A droite, le directyeur du Théâtre de la Place Serge Rangoni remettant le 1erPrix Max Parfondry

- Une scène d'Oxygène






Ga. L .