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Sciences

Mis en ligne le 27/03/2009

Earth Hour : une grosse c…


Le principe de précaution jeté aux orties par ceux qui en font leur cheval de bataille. Espérons qu’il n’y ait pas de black-out samedi soir et suivez les conseils d’Elia…
Comme vous le savez sûrement, à l’initiative du WWF, une grande campagne de « nuit noire » a été lancée pour ce samedi 28 mars.
Liège, à l’initiative de l’échevin Michel Firket (échevin de l’Urbanisme, du Tourisme, de l’Environnement et du Développement durable » ne sera pas en reste puisque sur le site le site Internet de la Ville de Liège, on peut lire :
«le 28 mars 2009 de 20h30 à 21h30 : éteignez tout ! Par cette action symbolique, le WWF veut démontrer qu’ensemble nous pouvons faire la différence contre le changement climatique! Le 28 mars 2009, un milliard de personnes, dans plus de 1000 villes au monde, éteindront toutes les lumières pendant une heure. La Ville de Liège s’est engagée à participer. Elle éteindra un maximum de lumières dans ses propres bâtiments (Hôtel de Ville, …) et endroits stratégiques (place Saint-Lambert et place du Marché, …). Elle sensibilise ses habitants, commerçants, associations, restaurateurs, … et vous convie à un drink festif aux chandelles place du Marché de 20h30 à 21h30. Venez nombreux !»
Et l’appel de poursuivre : Et vous, en tant que citoyen, que pouvez-vous faire ? (Cherchez l’erreur en matière de dépenses énergétiques inutiles…ndlr)
- Eteindre tout simplement les lumières de votre habitation entre 20h30 et 21h30.
- Encourager votre famille, vos amis, vos voisins à participer
- Organiser une fête de quartier aux bougies…
- Envoyer une carte électronique à vos amis, famille (dépense énergétique ndlr)
- Rejoindre le groupe Facebook (dépense énergétique ndlr)
- Télécharger et imprimer l’affiche (pdf) (dépense énergétique ndlr)
Et vous, en tant qu’entreprise, que pouvez-vous faire ?
- Eteindre toutes les lumières de votre (vos) bâtiment(s)
- Encourager vos travailleurs, vos fournisseurs, vos revendeurs, vos partenaires, vos clients à participer…
- Faire de la publicité autour de votre participation à cet événement mondial (posters, envoi d’e-mails…) (encore des dépenses énergétiques ndlr)
- Envoyer une carte électronique à vos collègues, amis, famille (toujours des dépenses énergétiques ndlr)
- Rejoindre le groupe Facebook (encore des dépenses énergétiques ndlr)
- Offrir un soutien financier (contactez sonia.bonus@wwf.be) ( de l’argent pour quoi en faire ? ndlr)
- Envoyer un petit message à earthhour@wwf.be en expliquant en quelques mots ce que vous allez faire. (et encore des dépenses énergétiques ndlr)
- Télécharger et imprimer l’affiche (pdf) (aussi de l’énergie dépensée inutilement ndlr)
- Placer une bannière électronique sur votre site/blog (et encore une dépense d’énergie en plus ndlr).

Sur le site du WWF www.earthhour.be, vous trouverez le nombre de villes et communes qui ont décidé de participer à cette action. Cela représente des centaines de milliers de familles concernées.

Tout cela n’a pas de sens

Comme je l’ai déjà écrit, notamment dans la série intitulée «Changement climatique», l’origine du changement climatique qui a été observé depuis quelques années, pourrait ne pas être due à l’activité humaine. Ce n’est pas moi qui le dit, mais de très sérieux savants qui n’ont pas accepté de suivre la «pensée unique» développée par Al Gore et le Giec.

A ce sujet, je vous invite très sérieusement à lire un article publié fin janvier 2009 (c’est quand même ahurissant que l’on n’en ait pas parlé dans la presse) et qui vient d’être publié par deux physiciens réputés Gerhard Gerlich et Ralf D. Tscheuschner. Cet article s’intitule en anglais : « Falsification Of The Atmospheric CO2 Greenhouse Effects Within The Frame Of Physics » et en français « Réfutation de l’effet de serre dû au CO2 atmosphérique en physique ». Un article écrit en septembre 2007 et publié après examens et vérification par d’autres scientifiques (un travail de plus d’un an) dans le très sérieux « Journal international de physique moderne »
En résumé cet article dit notamment :
"Réfutation de l'effet de serre dû au CO2 atmosphérique en physique.
L’effet de serre dans l’atmosphère, une idée que beaucoup d’auteurs font remonter aux travaux anciens de Fourier (1824), Tyndall (1861), et Arrhénius (1896), et qui est toujours admise en climatologie globale, décrit pour l’essentiel un mécanisme fictif dans lequel une atmosphère planétaire se comporte comme une pompe à chaleur menée par un environnement avec lequel elle est en interaction radiative tout en étant en équilibre radiatif avec le système atmosphérique. Selon la deuxième loi de la thermodynamique, une telle machine planétaire ne peut jamais exister. Néanmoins, dans presque tous les textes de la climatologie mondiale et dans une vaste littérature secondaire, il est admis que ce mécanisme est bien réel et repose sur une base scientifique solide. Dans cette étude, cette conjecture populaire est analysée et les principes physiques qui la soutiennent, sont clarifiés.
En montrant:
(a) qu'il n’existe pas de lois physiques communes au phénomène de réchauffement dans les serres et à un effet de serre atmosphérique fictif;
(b) qu'il n’existe pas de calcul pour déterminer une température moyenne de la surface d’une planète;
(c) que la différence de 33 ° C souvent mentionnée est un nombre sans signification calculé de manière erronée;
(d) que les formules de rayonnement des cavités sont utilisées de façon inappropriée;
(e) que la supposition d’un bilan radiatif est étrangère à la physique;
(f) que la conductivité thermique et les frottements ne doivent pas être ramenés à zéro,
L’hypothèse d'un effet de serre atmosphérique est réfutée."
- Vous trouverez un début de traduction française de cet article sur le site : http://skyfal.free.fr
Si vous êtes ferrés en anglais, la version anglaise intégrale se trouve sur le site suivant : http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0707/0707.1161v4.pdf. Un article de 115 pages qui apparemment ne manquera pas que l’on se pose enfin les véritables questions sur le sujet.

Comme je l’ai déjà écrit, je ne suis pas un scientifique et j’utilise bien évidemment le conditionnel, tout comme d’ailleurs celles et ceux (les alarmistes) qui depuis quelques années essayent peut-être de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Mais en plus, il me semble que les milieux scientifiques sont étrangement divisés, pour ne pas dire plus sur le sujet du «Changement climatique». Pour vous en rendre compte, je vous invite encore à visiter le site dont je vous ai déjà parlé «Pensée unique» et qui est actualisé très régulièrement sue le sujet : www.pensee-unique.fr

Pour Elia, il y a un risque

Il semblerait, pour autant que les informations fournies par Elia, gestionnaire du réseau belge à haute tension, soient exactes (mais pourquoi ne le seraient-elles pas ?) que l’on risque un fameux problème à la fin de la fameuse «nuit noire».
En effet, comme vous pourrez le lire sur le site de Elia, si les centaines de milliers de personnes qui vont peut-être éteindre leur éclairage, leur radio, leur télévision, leur chaîne hi-fi, leurs ordinateurs etc… ce samedi à 21h30, décident de rallumer tout en même temps, il y a risque d’un fameux clash et d’un black-out qui pourrait être d’une ampleur catastrophique. Voici un extrait des explications d'Elia :
Quel impact l’initiative Earth Hour peut avoir ?
- A 20h30
Si une partie importante de la consommation sur le réseau européen s'arrête au même instant, nous serons soudainement confrontés à un surplus de production important : la fréquence augmentera instantanément. Les centrales électriques devront alors réduire ou stopper leur production.
Sinon, elles déclencheront automatiquement au-delà d’un seuil limite donné. Il est toutefois impossible d’arrêter de grandes machines de production en un tournemain ; elles doivent réduire leur production progressivement et descendre à un régime plus bas. Autre possibilité : augmenter certaines consommations, par exemple en faisant tourner les pompes des centrales de pompage et pomper de l’eau depuis des bassins inférieurs vers des bassins plus élevés.
- A 21h30
Si, une heure plus tard, la lumière est rallumée simultanément à grande échelle, un déséquilibre inverse se produira : la production, à cet instant, sera insuffisante face à l’augmentation brusque de la consommation, entraînant une baisse soudaine de la fréquence. Ce qui présente un risque encore bien plus élevé. Si la consommation augmente de plus de 3.000 MW, soit 1% de la consommation moyenne, en moins de 30 secondes, le réseau UCTE ne pourra être stabilisé qu’en déclenchant automatiquement une part de la consommation par le biais des relais de fréquence répartis dans l’ensemble de la zone UCTE. Si le réseau ne retrouve pas sa stabilité suffisamment vite, cela peut même entraîner un black-out européen et l’Europe se retrouverait alors dans le noir pour de bon.
C’est donc le moment le plus critique de l’action Earth Hour. Il peut être partiellement atténué si la remise en marche est étalée : le réseau pourra alors y faire face beaucoup plus aisément.»
L’appel d’Elia dans sa totalité sur le site : www.elia.be

Comme vous aurez pu le lire sur l’appel lancé par Elia, même si la société de gestion du réseau a pris ses précautions, les risques sont réels, d’autant que nous ne savons pas nécessairement ce qui va se passer dans d’autres pays connectés avec la Belgique.

Cela en vaut-il la chandelle ?

Alors, ce jeu qui va nous ramener des siècles en arrière (quelle gifle à la face de ces grands chercheurs ou savants qui avaient pour nom Coulomb, Volta, Zénobe Gramme, Thomas Edison, Lucien Gaulard, John Dixon Gibbs) en vaut-il vraiment la chandelle ?

Je l’ai déjà écrit et je le répète : oui, il ya des choses et des mentalités à changer sur cette planète notamment en matière de protection de l’environnement. Mais je dis aussi : non, nous ne devons pas suivre aveuglément des ukases dictés par une «pensée unique».
Non seulement il est faux de croire que la soirée sans lumière va apporter la moindre contribution à l’amélioration de notre planète (parce que les centrales électriques vont devoir produire davantage pour éviter tout risque de dérapage et que l’on vous demande de participer en masse électroniquement – donc avec une dépense accrue en besoins énergétiques – au jeu) mais cette soirée pourrait nous plonger dans une spirale catastrophique dont certains ne mesures pas encore les conséquences (à moins que cela ne soit voulu, il faut toujours savoir à qui le crime profite) et qui pourraient (alors là c’est sûr à 100 %) sérieusement toucher les générations futures.

Je ne souhaite évidemment pas une telle réaction en chaîne, j’en serai comme tout le monde d’ailleurs, un des premiers touché, mais je m’étonne que ceux qui prônent régulièrement le fameux «principe de précaution» l’aient carrément jeté aux orties.

Enfin, en cas de problèmes graves lors de cette nuit sans lumière (mais j’espère qu'elle ne laissera aucun souvenir funeste) qui sera responsable ? Parce que c’est alors que certains ne riront plus et plus particulièrement les autorités politiques qui ont appuyé à suivre le mouvement.
Se retourneront-ils vers les scientifiques ?
Ceux-ci ont déjà une réponse toute trouvée : «Nous n’avons jamais fait que d’émettre des hypothèses. Nous ne vous avons jamais demandé d’éteindre la lumière !»
Autant savoir !





Gaston LECOCQ