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Société

Mis en ligne le 10/03/2009

LIEGE : les chiffres de la criminalité de 2008


En légère augmentation par rapport à 2007, mais le nombre de «visiteurs » en Cité ardente a aussi augmenté de manière significative…

Les statistiques de la criminalité constatées par la zone de police de Liège en 2008 ont été présentées à la presse ce lundi 9 mars en présence du bourgmestre et président de la zone de police Willy Demeyer et du commissaire en chef Christian Beaupère. Des chiffres qui montrent une très légère augmentation des faits, qui passent de 30.977 en 2007 à 31.109 (+ 0,3%) en 2008 alors qu’entre 2006 et 2007, ils avaient baissé d’un peu moins de 13 %.
Le bourgmestre a une explication à cette légère augmentation des faits enregistrés par la police. « Il faut, selon lui, tenir compte que Liège est chaque année un peu plus fréquentée comme le prouvent notamment les comptages des véhicules entrant ainsi que le nombre d'usagers transportés par le TEC ». Ces chiffres sont en nette augmentation depuis cinq ans. Si l’on tient compte de cette augmentation, la criminalité générale serait toujours à la baisse.
Rappelons que sur l’ensemble, la zone de police a constaté, depuis 2001, une baisse de 22% du nombre de faits enregistrés, des chiffres confirmés par le ministère de l'Intérieur.
A savoir : ce sont les vendredis et samedis que les faits délictueux sont les plus nombreux, quant au taux d'élucidation des affaires policières, il est de près de 36%.

Vols et vandalisme, toujours la bête noire… mais baisse au niveau des stupéfiants

Les vols constituent toujours près de la moitié des faits constatés par la police liégeoise, et sont en hausse de 3,3%. Des chiffres assez particuliers car si les vols dans véhicules sont en nette baisse (- 18,5%), les vols dans les habitations augmentent (+ 12,7%) de même que les vols simples (+ 24%).
Les actes de vandalisme sont aussi en augmentation (+ 5,3%), ainsi que les atteintes à l'intégrité physique (+ 2,8%)
Si, dans cette catégorie de criminalité, les faits dits « légers » sont en baisses les homicides et les tentatives d’homicides passent de 46 à 2007 à 59 en 2008.
Dans les domaines tels que : tromperie, recel, faux, abus de confiance, escroquerie, la baisse est de - 32% ; les faits de "menaces" (harcèlement, calomnie, outrages, menaces) baissent aussi de - 6% alors que les "infractions" contre la famille, sont en hausse (9%), suite probablement aux campagnes menées pour lutter contre les atteintes aux personnes âgées et l’incitation à déposer plainte .
Quant aux faits de "stupéfiants", même s’ils ne sont pas repris dans le tableau global des faits commis, ils sont également en baisse de - 6,7%.
Comme l’explique le commissaire Beaupère : « Dans ce domaine, le nombre de faits constatés dépend simplement de l'activité policière, puisqu'il n'y a guère de plaintes. Si on met plus de policiers sur le sujet, on augmente le nombre de faits constatés. Or, la simple détention, par exemple, n'est plus une priorité pour la justice. »

Délicat problème : les faits commis par les mineurs d’âge

La délinquance juvénile reste un véritable problème. Si 75 % des délinquants sont identifiés ou arrêtés, 80% des mineurs d'âge ayant commis des délits sont relâchés dans les 12 heures, fautes de place en IPPJ. A ce sujet, parce que le sentiment d’impunité fait la « une » non seulement dans la presse populaire mais également dans l’esprit des personnes, le bourgmestre rappelle qu’il a interpellé le ministre de l'Intérieur à ce sujet. Ce qui est préoccupant, c’est le fait qu’au niveau des vols à main armée commis à Liège en 2008, 18 % l'ont été par des mineurs. S’ils sont moins nombreux à avoir été identifiés en 2008 qu'en 2007, ils sont beaucoup plus nombreux à avoir été déférés au parquet. « Ce qui signifie que les faits commis sont souvent plus graves », conclu Christian Beaupère.

Nous ajouterons, pour notre part, que Liège reste malgré tout une ville relativement sûre, où l’on peut sortir le soir, contrairement à ce que l’on entend en fonction de ce « fameux sentiment d’insécurité » dont les origines sont à recherche bien ailleurs que dans la réalité.





Ga.L