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Economie

Mis en ligne le 18/02/2009

«Enerbiom», un projet européen de biocarburant de la seconde géneration

Notre province n’est pas en reste dans la production de biocarburant. Près de Huy, BioWanze est installée. Sa production a commencé il y a quelques mois. Mais déjà, les autorités provinciales sont engagées dans un autre projet – Enerbiom – en liaison avec la Grande Région. Comme chacun le sait, la Grande Région regroupe la Région wallonne en ce compris la Communauté germanophone, le Grand-Duché de Luxembourg, le Land de Sarre, le Land de Rhénanie-Palatinat et la Région de Lorraine.
Naguère terres d’industries lourdes, aujourd’hui, tous ces territoires ont en commun une volonté nette de protection de l’environnement – une des priorités du gouvernement luxembourgeois est « l’éco-innovation » et la Lorraine est la première Région de France en matière de la géothermie. Egalement en commun, un climat semi-continental et de grands paysages où se mêlent exploitations agricoles et forêts.

Depuis septembre 2008, avec l’appui du FEDER (Fonds européen de développement régional), la Grande Région travaille sur un vaste projet portant sur une « approche agro-écologique de la production agricole de biomasse énergie en zones à fortes contraintes environnementales : quelles alternatives pour quelles filières ».

La Province de Liège, coordinatrice d’Enerbiom.

La coordination du projet Enerbiom à été confiée à la Province de Liège. Il a donc appartenu au député provincial Julien Mestrez, en charge des Affaires économiques, de l’Agriculture, de l’Eurégio et l’Informatisation, de présenter, officiellement, au Château de Harzé, Enerbiom. Le coût du projet est estimé à deux million cent d’euros, sa réalisation prendra trois ans.
Après un rappel de la situation agricole en province de Liège – 4.000 fermes exploitant 160.000 hectares -, le député Mestrez déclare : « l’agriculture du 21ème siècle est confrontée à un défi de taille. Celle de sa survie et de sa rentabilité dans un concept de durabilité. Elle est et reste un pilier essentiel de notre société ».

Les graminées au secours des zones agricoles pauvres.

En gros, le projet Enerbiom consiste à cartographier de la manière la plus précise possible les productions de biomasse-énergie susceptibles d’être implantées et développées dans les diverses zones. Parmi ces plantes, le député Mestrez cite notamment le Miscanthus, le Sorgho, la Fétuque, une graminée des prés et des bois dont la caractéristique est de présenter une graine étoilée à cinq branches. L’avantage de ces plantes est de s’inscrire dans la seconde génération de biomasse qui prône l’utilisation complète de la plante.

Le projet Enerbiom vise à fournir des réponses précises, scientifiques et évaluées sur le plan économique. Enerbiom est susceptible d’entraîner une diversification voire une modification profonde de la production agricole. Les recherches entamées visent à empêcher la disparition des zones agricoles plus pauvres. En conclusion, le député Mestrez souligne la nécessité de « clairement veiller à maintenir l’équilibre entre la production agricole énergétique et celle, initiale que nous connaissons tous, réservée à notre alimentation (…) pour nous, la cible est avant tout les terres les plus pauvres, il n’est pas utile, dans notre esprit, de modifier les cultures la où cela n’est pas nécessaire ».





Pierre ANDRE