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Politique

Mis en ligne le 08/02/2009

Wesphael Vs Daerden (fils)



Les suites d’une émission télévisée très raccrocheuse et peu reluisante pour les verts et les bleus…

Si vous voulez faire de l’audimat en télé, c’est facile. A une heure de grande écoute, vous opposez deux politiques (majorité-opposition) qui en période électorale ne manqueront pas de s’étriper sur des sujets qui fâchent. Cela serait de bonne guerre si certaines règles étaient respectées : temps de parole équitable, bonne tenue du débat, éviter les dérapages et aussi, que l’équilibre soit respecté, c'est-à-dire un contre un.
Lors de cette émission de la chaîne privée et commerciale de droit luxembourgeois installée à Bruxelles qui a eu lieu le dimanche 1er février dernier, Frédéric Daerden, député-bourgmestre de Herstal, était confronté à deux adversaires, à savoir le député Ecolo Bernard Wesphael d’une part et à la députée- bourgmestre MR Véronique Cornet.
Au départ donc, cette confrontation n’avait rien de très équilibré et c’est à une tentative de mise à mort médiatique en direct que les deux opposants se sont véritablement livrés vis à vis de Frédéric Daerden. Cela était déjà choquant en soi, mais ce qui le fut encore plus, ce fut lorsque Bernard Wesphael qui visiblement avait bien préparé son coup, vint à parler des menaces qu’il aurait subit de la part de « sbires » de la famille Daerden.
C’était d’autant plus choquant que la fin de l’émission approchant, Frédéric Daerden ne put rien répondre sur le plateau à ce sujet et où le débat s’étiolait dans la virulence des propos.

Choquant aussi le fait que le lendemain, Bernard Wesphael (la photo) avait ameuté la presse pour qu’elle vienne le filmer et l’interviewer au moment où il se rendait au commissariat de police de Liège pour déposer plainte contre X, concernant ces menaces et intimidations. Choquant aussi lorsque dans les pages d’un quotidien liégeois, Bernard Wesphael faisait référence, pour montrer à quel point il prenait ces menaces au sérieux, à d’autres assassinats d’homme politique liégeois : Julien Lahaut le 18 août 1950 et André Cools le 18 juillet 1991. Où va-t-on ? Je savais que les Ecolo avaient une propension à faire peur aux gens (conf : la problématique du climat et autres…) mais je ne pensais pas que cela pouvait aller aussi loin. Mais évidemment, si tout cela n’est que du « cirque… » destiné à faire parler de lui, Bernard Wesphael qui s’érige contre une certaine « daerdenmania », semble prendre la voie de lui d’une sorte de « wesphaelmania ».
Ceci étant dit, il est tout à fait normal que Frédéric Daerden, mis en cause, non seulement d’un point de vue politique, mais également sur le plan personnel, comme son papa Michel d’ailleurs, réagisse. Et c’est ce qu’il a fait le lundi 3 février en envoyant le communiqué que nous vous proposons ci-dessous.

Plainte de Bernard Wesphael : Frédéric Daerden réagit et propose

« Frédéric Daerden a appris, lors de l’émission “Controverse” de RTL-TVI, ce 1er février, de la bouche du Député Bernard Wesphael que celui-ci aurait fait l’objet d’intimidations diverses parce qu’il dénonce les conflits d’intérêts qui existeraient entre les activités politiques de Frédéric Daerden et de Michel Daerden et les activités du bureau de réviseurs d’entreprises BCG.

Frédéric Daerden est profondément choqué tant par l’existence de ces menaces que par le fait qu’elles aient été imputées par le député Wesphael « aux sbires de la famille DAERDEN ». Sur l’honneur, il affirme, tout comme son père, être totalement étranger à ces tentatives d’intimidation. Il se réjouit que Monsieur Wesphael dépose plainte. Ceci devra permettre de faire toute la clarté sur cette affaire.
Frédéric Daerden a décidé de se joindre à la plainte de Monsieur Wesphael, avec constitution de partie civile, afin que soient identifiés ceux qui ont proféré ces menaces. En effet, une telle attitude nuit gravement à son honneur en laissant croire qu’il pourrait être à l’origine d’un comportement aussi vil.
Au-delà, Frédéric Daerden ne peut s’empêcher de croire que la démarche de son collègue s’inscrit dans une recherche de notoriété et de médiatisation.

Sur le fond, Frédéric Daerden rappelle qu’il a renoncé à toute responsabilité dans la gestion du bureau de réviseurs qui était le sien lorsqu’il est devenu, à l’été 2006, bourgmestre, se mettant alors en congé de son activité de réviseur. Il n’est depuis plus personnellement associé à aucune société révisorale. Il ne dispose d’aucun pouvoir décisionnel dans BCG et a simplement conservé avec ce bureau, dans le respect strict de la légalité, un lien économique. À ce jour, et depuis la vente de ses titres, Frédéric Daerden n’a perçu aucun dividende lié à l’activité de son ancien bureau de réviseur.

Soucieux de promouvoir une nouvelle éthique applicable à l’ensemble des parlementaires wallons, Frédéric Daerden a déposé, avec le Député Maurice Bayenet, chef de groupe PS au Parlement wallon, une proposition de décret qui va beaucoup plus loin que les initiatives prises par Monsieur Wesphael et Madame Cornet. Ceux-ci ont pour seul objectif de viser un homme, une profession, une entreprise. La proposition faite par les deux Députés socialistes vise à interdire à tout parlementaire wallon, directement ou par l’entremise d’une société dans laquelle il détient la majorité des droits de vote, de passer des contrats avec la Région wallonne ou les organismes qui en dépendent. Il est prévu qu’un parlementaire wallon ne pourra retirer aucun avantage économique direct ou indirect de contrats passés avec la Région wallonne ou les organismes qui en dépendent. Ceci vaudra pour la profession de réviseur, mais pour toute profession libérale ou toute activité commerciale.
De surcroît, en matière révisorale, la proposition de Frédéric Daerden et Maurice Bayenet instaure l’application de la loi sur les marchés publics pour tout pouvoir adjudicateur wallon, telle que prévue par circulaire du Gouvernement, et ce pour des marchés de maximum 4 ans. Elle prévoit également la rotation des réviseurs signataires et responsables du dossier tous les 6 ans, comme cela est déjà d’application pour les banques, les assurances et sociétés cotées.

Enfin, lors de l’émission “Controverse” du 1er février, la députée Cornet a affirmé que BCG disposerait d’un quasi-monopole dans les contrats passés avec nombre d’entités publiques (intercommunales et sociétés de logement) et aurait au moins 180 clients issus du secteur public. Elle a affirmé de surcroît que ces missions ont été confiées à ce bureau sans le recours à un marché public.
Les propos de Madame Cornet sont mensongers. Ils portent gravement atteinte à l’honneur de Frédéric Daerden et sont de nature à jeter le discrédit sur son ancien bureau de réviseurs d’entreprises. Frédéric Daerden a toujours souhaité la totale transparence quant à ses activités et est ouvert à toute analyse juridique objective indépendante de sa situation.
Cette initiative permettrait, il en est convaincu, de démontrer que la campagne de dénigrement dont il fait l’objet relève de la basse politique et n’a d’autre objet que d’abîmer la réputation d’un adversaire politique. »





Gaston LECOCQ