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Culture

Mis en ligne le 24/07/2008

Le poète liégeois Jacques Izoard n’est plus. Hommages de la Ville et de la Province de Liège


Le poète Jacques Izoard, né Jacques Delmotte à Liège le 29 mai 1936, est décédé samedi dernier, d'une crise cardiaque. Régent littéraire, Jacques Izoard a enseigné le français dans l'enseignement secondaire technique et professionnel de la Ville ce qui ne l’a pas empêché de se lancer dans un genre littéraire très difficile, celui de poésie.
Sa première publication "Ce manteau de la pauvreté", date de 1962 et, très vite remarqué par Seghers, il figura un ou deux ans plus tard, dans l’encyclopédie de la « Poésie française » déjà auprès des plus grands. C’est tout dire.
Jacques Izoard, un homme chaleureux, tendre, disponible, bon vivant et ironique, viscéralement attaché à sa ville, a principalement mis en valeur, dans ses poèmes structurellement simples, avec des mots sonores : la nature et le corps.
Il était considéré comme l'un des grands poètes de langue française, et ce n’est pas sans raison qu’en 1979 il reçut le prix de poésie de l'Académie Mallarmé pour "Vêtu, dévêtu, libre" le et plus récemment, le prix de poésie de la Société des gens de Lettres, à Paris.
La Ville et la Province de Liège, ont tenu à lui rendre hommage.

Pour Willy Demeyer, bourgmestre de la Ville de Liège : avec Izoard, Liège perd un chantre

« Pendant plus de quarante ans, Jacques Izoard, né Delmotte en 1936, a trempé sa plume dans les eaux de la Meuse pour en décrire les plus beaux méandres qui firent de Liège son perpétuel port d’attache. Là où est mort le poète, samedi dernier.
Le Liège du peuple, le Liège des escaliers, le Liège des troquets où l’on refait le monde. Le Liège d’Odradek, revue qu’il créa et dont le nom, repris à Kafka, désigne, comme le rappelait un journal de la place, un objet qui bouge tout le temps et qu’on ne peut saisir…la poésie.
Auteur de plus de quarante recueils, honoré par de nombreux prix dont celui de l’Académie Mallarmé en 1979 pour « Vêtu, dévêtu, libre », il a eu le bonheur de voir les éditions La Différence publier en 2006 les deux volumes de ses œuvres complètes.
Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, au nom de tous les membres du conseil communal, mais aussi de ses citoyens, s’associe à la douleur de la famille pour regretter l’un des écrivains qui a donné à l’ardente cité ses lettres de noblesse. »

Pour Paul-Emile Mottard, député provincial en charge de la Culture : les poètes ne meurent jamais
« La Province de Liège souhaite rendre hommage à un homme, Jacques Izoard, dont le talent et la poésie ont permis à différentes générations de lecteurs de tous horizons de découvrir une forme de rêve bien personnelle. Un ami est parti rimer ailleurs !
Jacques est un personnage fortement enraciné dans le terrain culturel liégeois, il en est une de ses racines, un de ses bougeons.
Il y a un an nous avons célébré le poète au Palais provincial en compagnie de ses proches. Jacques toujours discret et présent était là…la parole chaleureuse le verbe timide…
Nous sommes particulièrement heureux d’avoir pu contribuer à l’édition de son œuvre complète aux éditions « La différence » à Paris. Notre souvenir va également vers ses nombreuses présences à la Bibliothèque Chiroux pour des rencontres avec le public jeune ou adulte…
Jacques n’est pas quelqu’un qui passe, c’est un être discret qui reste et qui se trouve à nos côtés et qui nous comble par sa finesse, qui nous entraîne dans une savante farandole de mots vers des songes et des réalités très présentes.
La triste nouvelle est annoncée au cœur des Francofolies de Spa… ! D’un côté, la langue française en deuil…de l’autre une expression francophone qui jaillit…!
S’il est entendu que « les poètes ne meurent jamais » je tiens, en tant que Député provincial en charge de la Culture et du Tourisme, à exprimer toute ma sympathie à la famille et aux proches de Jacques Izoard pour les assurer que toujours les écrits et la mémoire resteront. »





Ga.L.