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Médias

Mis en ligne le 23/04/2008

A Paris : les journalistes boycottent la sortie du conseil des ministres….Faut le faire ! Mais ce n’est pas pour déplaire…

Ce mercredi, d’après une dépêche de l’agence Reuters, les journalistes présents dans la cour de l'Elysée ont déposé caméras, micros et enregistreurs pour protester contre un nouveau dispositif de confinement de la presse lors de la sortie du conseil des ministres.
C'est traditionnellement l'occasion d'interroger au vol les membres du gouvernement dans une cohue bon enfant.
Mercredi, les services de la présidence avaient installé un cordon pour maintenir les journalistes sur un côté de la cour, loin du passage des ministres.
Après une première menace de grève des micros et caméras, ce cordon a été déplacé mais sans que le mouvement des journalistes en soit vraiment facilité.
Mais ces derniers n'ont pas repris leur matériel, aligné au pied du cordon, et sont restés à trois pas en arrière, sans poser la moindre question à des ministres éberlués.
Apparemment une seule ministre, celle de l’Economie, Christine Lagadarde a osé : "Qu'est-ce qui se passe ? Vous ne posez pas de questions ?" avant de rejoindre sa voiture comme si c’était normal. On apprenait ensuite que la majorité des journalistes avait également boycotté le compte rendu du porte-parole du gouvernement, Luc Chate. On ne dit pas quels étaient les « fayots » qui avaient «bravé» le boycott.
Cette action, symbolique il est vrai, montre quand même que la presse française, mais aussi toute la presse en général, vit des moments de plus en plus difficiles. Même si, en Belgique, on n’en est pas encore à systématiquement «parquer la presse» bien que cela se fasse dans certaines circonstances), on a quand même souvent tendance à oublier que c’est «la presse» qui fait l’homme politique, que c’est «la presse» qui fait les vedettes du show-biz, du sport, etc… et quand on voit parfois avec quel dédain certains politiques, sportifs, vedettes agissent vis-à-vis de la «presse», l’attitude de nos confrères français n’est pas pour déplaire.
Pensons-y ?
Il y a tellement d'autres choses intéressantes à écrire dans nos gazettes qu'oublier politiques, sportifs ou vedettes, pendant une semaine ou deux, passerait sûrement inaperçu.





Gaston LECOCQ - Vice-président de l'Association des Journalistes Professionnels de la Province de Liège