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Médias

Mis en ligne le 27/06/2007

L’informateur, Didier Reynders, rencontre l’AGJPB

Invités par l’informateur, Didier Reynders, à participer à une table ronde sur la presse ce mardi matin, les journalistes professionnels, représentés par Marc Chamut, président de l’AJP/AGJPB, Pol Deltour, secrétaire national de la VVJ/AVBB, et Luc Standaert, président de la SAJ/JAM, ont souligné les défis importants, tant d'ordre social et économique que technologique auxquels la profession, qui remplit un rôle majeur dans notre société démocratique, est confrontée.

Ils constatent que les éditeurs énoncent diverses préoccupations qui relèvent essentiellement des rédactions. «On peut y voir le signe d'une convergence des appréhensions, des espoirs et des ambitions dans un univers, celui de l'information, en mutation rapide et profonde», note Marc Chamut.

Ainsi, l'autorégulation est érigée en principe fondamental dans le secteur. Elle détermine le fonctionnement du futur conseil de déontologie, appelé à prendre forme bientôt dans la Communauté française et qui réunira avec les journalistes, comme c'est déjà le cas en Flandre, les éditeurs, les rédacteurs en chef ainsi que des représentants de la «société civile».

Au plan fédéral, la même communauté d'intérêts se dessine en ce qui concerne la protection des sources -l'une des clés du travail journalistique-, par rapport aux inquiétudes que suscitent l'application d'une loi récente pourtant prometteuse et surtout le régime d'exception envisagé pour les services de renseignement et de sécurité.

«Mais ces points de rencontre ne peuvent masquer les divergences de vues qui existent sur d'autres plans.»

Ainsi, les journalistes sont attachés aux droits d’auteurs que leur assure la loi de 1994 et que défend pour eux la SAJ. Ceux-ci doivent s'appliquer à toutes les formes et tous les moyens de reproduction de leurs créations. Par ailleurs, ils s’opposeront à toute présomption de cession de leurs droits d'auteur en faveur des éditeurs.

De même, ils observent que le secteur, qui ne peut répondre aux seules lois du marché, subit les pressions grandissantes d'un marketing agressif de l'information poussé par la concurrence accrue entre médias, d'une multiplication des tâches assignées aux professionnels, mais aussi d'une précarisation croissante du métier, avec les risques que ces évolutions entraînent pour la qualité de la presse dans son ensemble et sa capacité à répondre aux vraies attentes des citoyens.

La campagne lancée sous le titre «Pigiste Pas Pigeon» en faveur des journalistes indépendants -ils constituent près d'un quart de la profession, qui n'est donc pas étanche aux difficultés d'un grand nombre d'entre eux- s'inscrit dans ce contexte. Elle débouche au niveau communautaire sur des recommandations en matière de formation et d'aide à la presse par exemple, mais aussi, au plan fédéral, sur des demandes réalistes en termes de statut social et fiscal, qui concernent tant l’audiovisuel que l’écrit.

D’autres projets guident la démarche des associations représentatives des journalistes, comme l'harmonisation des statuts professionnels, et figurent au sommaire d’un mémorandum en cours d’élaboration.