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Evenements

Mis en ligne le 18/09/2005

VU POUR VOUS : De Saint-Lambert au Pays de Liège…Un prologue extraordinaire qui augure bien de la suite

Près de 15.000 personnes ont été enchantées du spectacle de samedi soir sur la place dédiée à celui dont l’assassinat allait donner naissance à la Cité ardente.

Nous l’annoncions la semaine dernière. C’est sur la place Saint-Lambert, samedi à 22h qu’a eu lieu le grand spectacle gratuit ouvrant solennellement l’opération « De Saint Lambert… au Pays de Liège » dont vous trouverez le détail dans notre rubrique « Evénement ».
On annonçait un « son et lumière » exceptionnel, monté par « Angle de vue » et mis en scène par Luc Petit auquel on devait déjà « Décrocher la lune ».


Ce fut en fait un véritable « opéra urbain » mêlant, dans un synchronisme parfait, jeux lumineux, projections, narrations, effets pyrotechniques de très haute qualité, musique (pour tous les goûts), mais aussi exercice de funambulisme et d’acrobaties aériennes sonores auquel près de 20.000 spectateurs ont pu assister. Ce sont quelques 1300 ans d’histoire liégeoise qui ont ainsi été présentés au public samedi soir.
Fil conducteur du spectacle : deux funambules évoluant sur deux lignes du temps à quelques 20 mètres au-dessus de la place se croisant perpendiculairement pratiquement à l’endroit où l’évêque Lambert était assassiné en 705.


La première ligne du temps, la plus longue, celle du temps universel que vivaient en direct les spectateurs, était occupée par Michel Menin, un funambule jurassien de renommée international et déjà détenteur de plusieurs records du monde (7 km de distance et 3.150 m de hauteur). Habillé comme un ange et balancier lumineux, Michel Menin a lentement et en s’arrêtant de temps à autre, traversé de part en part la place Saint-Lambert d’est en ouest.
Pendant ce temps, une autre funambule de renommée, Catherine Léger, une Québécoise (de l’école nationale du cirque de Montréal et élève de Michel Menin) effectuait plus d’une demi-douzaine de voyage, à la même hauteur, sur la ligne de temps correspondant à l’histoire de la Cité ardente. A chaque voyage, Catherine Léger changeait de tenue, des vêtements correspondant à l’époque passée.


Dans le même temps, outre la narration très intelligible, nous avions droit à différents effets pyrotechnique correspondant à différents épisodes de la vie liégeoise, mais aussi à des prestations de comédiens ou encore d’acrobates évoluant entre 30 et 40 mètres de haut, suspendus à une grue de 60 tonnes.
Pendant une heure, au son d’une musique évoluant du médiéval sacré au médiéval païen en passant par des accents de la Renaissance puis parfaitement contemporains, nos « racines » ont vraiment eu « des ailes ». C’était poignant quelque part et le silence des spectateurs témoignait en tout cas d’une très grande attention si pas d’émotion de leur part.


Le final fut aussi à la hauteur de l’événement. C’est installé sur un carillon qui pouvait se transformer en cloche ou en étoile, qu’une vingtaine d’acrobates ont évolué à plusieurs dizaines de mètres du sol au son de la musique (très en rapport avec l’événement) qu’ils jouaient.
Sifflements de contentement et applaudissement nourris ont salué ce spectacle qui est vraiment de bon augure pour la suite de l’opération de «Saint Lambert au…Pays de Liège ». Coup de chapeau non seulement aux comédiens, funambules, acrobates, musiciens, narrateur, mais aussi techniciens qui ont participé à ce grand moment de la vie liégeoise, ainsi qu’à MM. Christian Pétry (pour la Province) et Marc Minet (pour la Ville) pour avoir permis la tenue, en plein cœur de la cité, d’un tel événement.





Gaston Lecocq