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En Ville

Mis en ligne le 25/10/2006

Conseil communal d’après élection…

Rapide, précis, sans effets de manches superfétatoires (excepté peut-être, comme à son habitude, ceux de Christine Defraigne), c’est assurément de cette manière que l’on peut qualifier le Conseil communal de ce lundi 23 octobre.
Excepté l’un ou l’autre point, retiré en cours de séance, la plupart des décisions proposées par le Collège et discutées en commission ont été ratifiées.
Quant aux interpellations, elles ont été toutes d’excellentes tenues et nous avons retenu celles qui nous semblaient les plus intéressantes.

Quid des manquements au règlement sur l’affichage électoral?

Alain Leens (Ecolo) rappelant au bourgmestre le règlement communal voté le 4 septembre dernier en Conseil communal et concernant l’affichage électoral lui a demandé combien de PV avaient été dressés pour non respect de ce règlement.
Willy Demeyer, précisant que pour les prochaines élections, il veillerait à ce qu’il y ait plus de place pour les différents partis, expliquant également que ce règlement avait dû être voté dans l’urgence vu les nouvelles directives régionales.

A propos du vote électronique !

Ce sont également les Ecolos, par l’intermédiaire de Véronique Willemart qui ont évoqué le problème du vote électronique et des lacunes, tant pour les électeurs (certaines personnes âgées ou d’autres ne sachant pas très bien lire l’écran ont eu quelques difficultés dans les isoloirs) qu’au niveau du dépouillement des résultats et de la fiabilité de ceux-ci. C’est ainsi que Véronique Willemart a proposé la résolution suivante : « Attendu que lors du vote communal de ce 8 octobre 2006, le dépouillement électronique des 148 bureaux de vote a présenté de nombreuses déficiences ; attendu que l’information du scrutin rend les résultats incontrôlables par les témoins de parti ; attendu que les résultats finaux sont arrivés avec un retard important ; en conséquence, le conseil communal de Liège demande de supprimer le vote électronique à Liège dès les prochaines élections, les premières étant les législatives de 2007, et de reprendre le vote sur papier, avec lecture optique des bulletins de vote lors du dépouillement, le conseil communal demande également de mandater le collège des bourgmestre et échevins de transmettre la demande du conseil communal à la Région wallonne ».
Cette résolution a été bien accueillie par l’ensemble du Conseil qui semble unanime pour dire que ce système n’offre peut-être pas toutes les garanties de transparence que l’on peut exiger dans une démocratie. D’ailleurs, Willy Demeyer a rappelé qu’en ce qui le concernait, dès le soir même des élections, il estimait que le système n’était pas le meilleur et qu’il y aurait lieu à l’améliorer quitte à revenir au vote papier.
En ce qui concerne cette résolution elle sera renvoyée en commission discutée et analysée par les 4 groupes qui devraient peaufiner le texte définitif. Elle se retrouvera à l’ordre du jour du prochain Conseil communal qui aura lieu le 14 novembre prochain.

A propos du réseau « Astrid »


L’intervention la plus incisive et évidemment non exempte de procès d’intention a été celle de Christine Defraigne (MR) concernant le réseau « Astrid ».(la photo ci-contre durant son intervention)
Elle dira notamment : « Les diverses interventions que l’on a pu entendre durant la campagne ont montré une envie plus ou moins prononcée et plus ou moins sincère de lutter contre la criminalité, petite ou grande, dans notre Ville.
Un des outils de la lutte contre la criminalité est un système de communications performant et sécurisé. Ce réseau, mis en place sur l’ensemble du territoire belge et connu sous le nom d’ASTRID, est sensé fournir aux différentes zones de police un support sécurisé.
ASTRID, six lettres pour résumer l'appellation anglaise « all round semi cellular trunking radiocommunication network with integrated dispatching». Soit un système numérique de transmission de la voix et de données fonctionnant selon un système de « trunking », ce qui signifie qu'il n'attribue de fréquences qu'au moment des communications. Ce système a l'avantage d'être rapide, sécurisé et d'être adapté aux communications de groupe. Fini donc les réseaux de communication propres à chaque service de secours : en cas de catastrophe, policiers, ambulanciers et pompiers pourront communiquer sur un même réseau.
Or, selon mes informations, la zone de police de la Ville de Liège est une des dernières, en Belgique à ne pas pouvoir disposer de cette technologie, alors que bon nombre d’autres zones de police (Huy, Eupen, Verviers, Secova, …) sont déjà raccordées au CIC (bureaux provinciaux de coordination).
J’entends déjà vos protestations, quant à un sous financement du fédéral et je me rappelle bien qu’en mai 2002, au début de la réforme des polices, vous regrettiez déjà que l’implantation d’ASTRID à Liège n’engendre un surcoût de 37 millions de FB (917.206 €) à charge de la Ville de Liège.
Pourtant, malgré vos protestations, les diverses dotations du fédéral à la Police de Liège n’ont fait qu’augmenter depuis 2002. En mars 2004, un conseil des Ministres dégageait par ailleurs une enveloppe récurrente de 30 millions d’euros pour financer le personnel et le matériel des CIC, libérant ainsi les zones de police de cette charge.
En décembre 2004, le budget 2005 de la police prévoyait 500.000 euros pour la mise en place du réseau ASTRID. Ce budget a été reconduit l’année suivante. Nous voilà donc fin 2006, avec un million d’euros affectés au projet… et toujours pas de réseau ASTRID a Liège.
Les plus optimistes annoncent sa mise en place pour début 2007, mais le réalisme et l’avancée de la mise en place me poussent plutôt à croire qu’il ne sera réellement opérationnel qu’à la mi 2007. Or la Ville de Gand, par exemple, est reliée au système ASTRID depuis juin 2002 et le centre provincial est opérationnel depuis avril 2003. Pourquoi donc un tel retard dans la mise en œuvre de ce chantier essentiel à la sécurité de nos concitoyens ?
Vous comprenez mon inquiétude à l’idée que depuis des années, les communications de la police de Liège sont interceptées par un certain nombre d’individus mal intentionnés, qui sont ainsi au courant de toutes les interventions les concernant !!! »
Et enfin la question, mais pourquoi ne vient jamais directement au fait de la question ? C’est vrai que c’est une avocate et qu’elle se croit constamment en plaidoirie :
« Voici donc, Monsieur le Bourgmestre, mes questions en la matière.
1. Pourquoi notre zone de police n’est-elle pas encore connectée à ASTRID ? Est-ce une question de couverture et faudra-t-il implanter de nouveaux pylônes ? Où la Ville de Liège ne dispose-t-elle pas encore du matériel nécessaire pour assurer une couverture opérationnelle ?
2. Quel est le calendrier prévu pour la connexion de la totalité de la zone de police de Liège et des services de secours au système ASTRID ?
3. Quel est l'impact budgétaire de cette mise en œuvre du réseau ASTRID qui reste à assumer par les finances communales ?
A l’heure où l’on nous demande de voter les comptes de la Police de Liège, il me semble essentiel que vous puissiez fournir au conseil des explications sur ce point. »
Vous avez dit procès d’intention ? Nous avons dit procès d’intention … »
Habitué à ce genre d’interpellation, le bourgmestre, comme à son habitude, ne s’est point démonté et a expliqué à la sémillante Christine Defraigne : « Nous n’avons pour l’instant, aucune garantie de qualité suffisante pour les transmissions. Nous attendons que la société qui doit mettre en place le système installe aussi les antennes qui manquent…C’est probablement d’ici le printemps prochain que le système Astrid sera enfin opérationnelle… »
Mais tout ça, Christine Defraigne le savait déjà. Alors pourquoi tant de péroraison inutile ?

Une piste de luge et un « Village Québécois » sur la place Saint-Lambert

Dans les points proposés par l’échevine du Développement économique Maggy Yerna, deux concernaient le futur Village de Noël et les conventions entre les ASBL Enjeux et Tournevent et la Ville pour l’organisation de ce Village que beaucoup nous envient.
C’est ainsi que l’on apprenait que cette année, il y aurait place Saint-Lambert, en plus du Village de Noël habituel, une piste de luge et un « Village Québécois. Ces deux points ont évidemment été acceptés à l’unanimité et nous auront l’occasion de vous en parler plus longuement dans un prochain article.

On ne brûle pas ses détritus dans la nature

Avant de passer aux points discutés à huis clos, la conseillère Ecolo Bénédicte Heindrichs a demandé au bourgmestre s’il était normal que la société de démolition actuellement au travail sur le site de Bavière était autorisée à brûler sur le site, des déchets et autres détritus, ce qui est normalement interdit à proximité d’habitations.
Le bourgmestre a profité de la présence du commissaire en chef Christian Beaupère pour transmettre la remarque en déclarant que c’était bien entendu interdit et demandant à la police d’intervenir et si besoin est de verbaliser.





Gaston LECOCQ