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Politique

Mis en ligne le 27/09/2006

Présentation de la liste du R.W.F - François Perin en est la vedette


Le chef coiffé d’un chapeau à large bord – le genre de chapeau tel qu’en a porté Léon Blum, président du Conseil au moment du Front Populaire -, François Perin est arrivé à la Maison de la presse pour participer à la conférence de presse organisée par le Rassemblement Wallonie-France. De nombreux journalistes sont présents – cela va de « Pan » à RTL-TVI. En revanche, pas de représentant du Bureau Local d’Informations (BLI) de la RTBF. Le retour en politique active sous la bannière RWF – vingt-cinq ans après sa démission spectaculaire – du professeur François Perin, ministre des réformes institutionnelles est jugé sans intérêt par le service public. A moins que l’intérêt de l’information ait été laissé à l’appréciation du Conseil d’Administration (7 PS, 4 MR, 2 cdH).

« Vive la République »

Paul-Henry Gendebien, tête de liste RWF aux élections provinciales (district de Liège) se réjouit de la présence de François Perin sur les listes RWF qui comptent d’autres personnalités éminentes dont Lise Thiry, René Swennen,
Il fait état du ralliement de Marcel Cools qui écrit : « Il n’est plus temps d’essayer de sauver la Belgique et le trône. Plus longtemps les francophones tenteront de sauver l’unité de façade, plus dure sera la chute et difficile la reconstruction économique et sociale de la Wallonie et de Bruxelles. L’indépendance de la Wallonie est une illusion. Seul un rattachement négocié avec la France peut nous laisser une chance de ne pas rester une colonie du flamingantisme. Je soutiens donc le programme du Rassemblement Wallonie-France (RWF). Vive la République ».

Présence du Rassemblement Wallonie-France uniquement aux provinciales

Paul-Henry Gendebien explique que pour la gestion des communes, l’électeur doit choisir, au sein des formations démocratiques, les mandataires les plus aptes. Il souhaite, en revanche, aux élections provinciales, un vote en faveur du RWF qui est une formation qui réfléchit à l’avenir de la Wallonie et de Bruxelles. Evoquant le discours de Yves Leterme, il note que la phrase importante est celle où le leader flamand marque sa préférence à la permanence du gouvernement flamand à la constitution du gouvernement fédéral au lendemain des élections législatives de 2007.
Paul-Henry Gendebien prône deux votes différents à la commune et à la province déclarant, avec humour, « on peut commettre ce péché sans devoir passer au confessionnal » selon l’expression d’un futur scabinable liégeois.
Utilisant des termes qui peuvent paraître ringards mais n’en expriment pas moins des valeurs fondamentales tels que « honneur » et « devoir », Paul-Henry Gendebien assure que nous avons le devoir de préparer l’avenir. « Les grandes idées sont d’abord partagées par un petit nombre » mais ce projet deviendra majoritaire car il est le seul recours sérieux, réaliste et durable pour l’avenir de la Wallonie.

François Perin a toujours appliqué les décisions du Congrès Wallon de 1945

Les questions des journalistes vont vers Francois Perin. Pourquoi être sur la liste RWF ?
"Vous commencez par la queue" réplique François Perin. "Il y a sur la liste, des jeunes telle Gaëlle Polis. Ce sont eux qui doivent affronter le 21ème siècle. Un 21ème siècle qui ne me remplit pas d’optimisme. Nous avons vécu un 20ème avec toutes ses horreurs nazies, ses dictatures communistes et de droite, ses deux guerres mondiales."
Au lendemain de la deuxième guerre, le mouvement de Résistance, « Wallonie libre », a organisé le Congrès wallon et ses deux votes. Le vote de cœur en faveur du rattachement à la France suivi d’un vote de raison préconisant le fédéralisme.
"Je n’ai rien inventé, j’ai appliqué les décisions du Congrès Wallon. Le fédéralisme s’est révélé une illusion. J’ai perdu mes illusions lorsque je me suis rendu compte qu’en Belgique, il y avait un Etat flamand et un Etat belge. Un est de trop. Je l’ai dit à la tribune parlementaire et j’ai remis ma lettre de démission au Président".

"Aujourd’hui, je continue d’appliquer le vote de cœur du Congrès wallon en luttant au sein du Rassemblement Wallonie-France. Il ne peut y avoir d’Etat wallon car il n’y a pas de nation wallonne. Jamais nous n’avons eu de prince commun au contraire de la France. Je me refuse à une République « d’âmon nos autes » avec la constitution wallonne de Van Cau où le garde-champêtre de Fleurus serait ministre de l’Intérieur. En 1830, le sort de la Belgique s’est joué à Londres. Les modalités du rattachement de la Wallonie et de Bruxelles qui ne sera jamais Washington DC faute d’Europe fédérale (c’est une idée flamande de Tobback reprise par des néo-Belgicains), se feront entre Paris et Berlin."

Une solidarité renforcée

Le président-fondateur du RWF, Paul-Henry Gendebien d’expliquer ensuite que la République jacobine s’accommode de régimes spéciaux tel celui de l’Alsace-Lorraine. Et de faire remarquer, qu’en France, jamais on n’a vu une Région dénoncer sa solidarité avec une autre Région tandis que chez nous, on a entendu « Plus un franc flamand pour l’acier wallon ». Ce refrain connaît périodiquement des redites ou des variantes du style « le sac de pierres wallons sur le dos des Flamands » interprété par Yves Leterme.





Pierre ANDRE