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En Ville

Mis en ligne le 27/09/2006

Enfin, des nouvelles toilettes publiques à Liège


Si vous êtes récemment passés sur l’Esplanade du Commissaire Maigret (terminus TEC derrière la Violette photo ci-contre) ou place de l’Yser (à l’angle de la rue Ernest de Bavière et du Bd de l’Est - photo ci-dessous), vous aurez sûrement remarqué quelques travaux conséquents ainsi que des édicules particuliers.
Eh bien oui, vous avez bien vu, parce que c’est écrit dessus en grandes lettres ! Ce sont bien des nouvelles toilettes publiques (sanisettes automatiques) pour femmes, hommes et aussi personnes à mobilité réduite.
On nous les avait promises il y a déjà pas mal de temps, mais comme cela dépendait aussi de la firme « Decaux »…
Et ce n’est pas tout, en effet cinq toilettes publiques du même type seront installées dans d’autres zones de la ville dans la foulée et certaines combinées avec un abribus dans le souci d’une intégration du mobilier urbain déjà existant.
Les deux premières devraient être « opérationnelles » d’ici la fin du mois. C’est peut-être sûr pour l’Esplanade Maigret, mais peut-être un peu juste pour la place de l’Yser où ce mardi, on était encore en train de carreler tout autour de l’édicule. Mais ce ne sont que des petits détails.

Où seront situées les autres sanisettes ?

Comme l’expliquent les services de l’échevinats des Travaux en charge de ce dossier, « Le planning sera le suivant: pour la fin septembre seront mis en service les modules de la place de l'Yser que de l'esplanade du Commissaire Maigret.
Ensuite, ce sera l’implantation de la rue Saint-Léonard (à l’entrée de la rue, à l’opposé de la place), qui sera mise en service.
Après la foire d'octobre, on procédera aux travaux nécessaires pour l'emplacement situé boulevard d’Avroy (à proximité de la statue de Charlemagne). Le dispositif se poursuivra place Cockerill (à l’angle du coin du bâtiment de l’Université et du Quai Sur-Meuse), puis rue Charles Magnette (à la sortie de la rue Saint Paul) et enfin rue du Parc. »
Concernant le choix de ces emplacements, l’échevin Jean-Géry Godeaux explique : «Les toilettes publiques doivent s'harmoniser avec le mobilier urbain existant. Une intégration qui doit se réaliser tant sur le plan esthétique que strictement technique. Le principe consiste à ne pas multiplier le nombre et le type de mobilier urbain mais de préférer des solutions de regroupement. C'est ce qui explique, dans certains cas, la combinaison sanisette et abribus et notamment rue Saint-Léonard, boulevard d’Avroy, rue du Parc et esplanade du Commissaire Maigret.

D'autres aspects ont été pris en compte comme des modalités d'ordre technique (réseau d'égouts), l'obligation de laisser un espace libre sur le trottoir de 1,50 m minimum, la résistance du sous-sol, etc. Les emplacements ont été choisis en fonction de la fluidité piétonne (par exemple, la place Cockerill avec le marché de la Batte). »
Il faut en effet savoir que chaque module pèse près de 13 tonnes, d'où la nécessité de différents travaux: terrassement et évacuation des déblais, pose des raccordements en eau, électricité, pose d'un raccordement à l'égout et établissement d'une fondation en béton armé.

L’aspect pratique

Ces toilettes publiques on l’a écrit plus haut, sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Leur accès permet une grande facilité pour atteindre la cuvette par la gauche ou par la droite. L'espace de manœuvre a été optimisé. D'autres éléments ont été prévus comme des instructions en braille et aussi vocales. La hauteur des commandes a été adaptée.
Après 20 minutes, il est prévu une ouverture automatique de la porte en cas de malaise ou d’occupation abusive. Dans le cas d’une panne, la porte s’ouvrira automatiquement. En matière de sécurité, ces sanisettes disposent d’une ouverture de secours manuelle actionnée par un bouton d'appel couplé avec un éclairage d'appoint. En cas de feu dans la poubelle intérieure, un détecteur de fumée déclenche l'ouverture de la porte et un extincteur.
En ce qui concerne les conditions d'hygiène, après chaque utilisation de la cuvette, le lavabo et le plancher sont nettoyés et désinfectés.

Et l’échevin d’ajouter : « Ces conditions techniques respectent l'environnement avec une optimisation de la consommation d'eau (7,5 litres par cycle) mais également par l'utilisation de produits d'entretien biodégradables et le recyclage des eaux de lavage du sol. »
Pour contrer les éventuels actes de vandalisme, il y a la possibilité de fermer le sanitaire durant certaines plages horaires. Le monnayeur sera quant à lui inaccessible au public et, en cas d’utilisation abusive, une alarme retentira. Ces toilettes ont été conçues en matériaux robustes : béton, inox, fonderies.
Enfin, un programme de maintenance et d’entretien est prévu par la firme Decaux. Des équipes techniques passeront 3 à 5 fois par semaine suivant le taux de fréquentation. Leur mission consistera à assurer la disponibilité des produits (papier wc, savon), à vérifier le nettoyage du local public et à enlever des graffitis. L’entretien comprend, en outre, le nettoyage extérieur, le remplacement des pièces usagées et le passage des équipes techniques autant de fois que nécessaire en fonction de la détection de pannes du système automatique.

20 centimes pour entrer…et 800.000 euros d’investissement

Ce service sera proposé aux Liégeois et aux Liégeoises ainsi qu’aux nombreux touristes au prix de 0,20 €. Le monnayeur accepte des pièces de 5, 10 et 20 centimes et des instructions claires sont également données en anglais, allemand et néerlandais. Ces sanisettes d'une teinte grise qui se fond parfaitement dans le voisinage, seront agrémentées de publicités ou de panneaux indicateurs de ville.
Ce dispositif place Liège sur le plan national et international comme ville de référence en comparaison avec Aachen, Maastricht, Amsterdam. Elle est, d’ailleurs, la première ville en Wallonie à bénéficier d’autant de sanitaires publics. Le montant pour l’ensemble de ces sanisettes s'élève à 800.000 euros. Les Liégeoises et les Liégeoise le valent bien. Non ?





Gaston LECOCQ