• Visiteur(s) en ligne : 4
  • |
  • Visiteurs total : 3199721

Economie

Mis en ligne le 22/09/2006

Installation de l'Agence wallonne de Stimulation Technologique au Vertbois

Dans le cadre du Plan Marshall, le Gouvernement wallon a décidé de créer une Agence de stimulation technologique afin de rassembler et coordonner les divers organes qui participent aujourd'hui à l'intermédiation. Ce terme recouvre diverses notions dont l'essentiel consiste à identifier les résultats exploitables de la recherche, à les transformer en un produit, un procédé ou un service utile à l'entreprise, et à veiller à leur exploitation.
Les différents organes qui participent aujourd'hui à l'intermédiation sont :
- LIEU (Liaison Entreprises-Universités), qui représente les organes de valorisation des universités, ainsi qu'ADISIF pour les hautes écoles ;
- ACCORD-Wallonie, qui représente les centres de recherche en charge de la guidance technologique ;
- le CeRDT (Hainaut) et d'autres opérateurs du conseil à l'innovation technologique ;
- la DGTRE, qui assure le suivi des programmes d'intermédiation, leur financement, les conventions, etc.

Les origines

Dans le cadre du programme Prométhée, la Région wallonne a commandé en 2003 au bureau ADE & MERIT une étude sur le fonctionnement du système d'intermédiation scientifique et technologique en Région wallonne.
Le rapport de l'étude, déposé en septembre 2004, indiquait que la Région wallonne dispose des éléments pour réaliser l'intermédiation : les structures, les compétences et le savoir-faire dans les métiers. Toutefois, l'efficacité du système était mise en question pour diverses raisons telles que :
- l'absence de coordination régionale et de visibilité des acteurs ;
- le cloisonnement des métiers ;
- la dispersion des moyens ;
- la dispersion des missions.
L'étude évoquait la nécessité d'élargir la notion d'intermédiation et de lui adjoindre le soutien à la gestion stratégique, l'accès aux financements, la sensibilisation à l'innovation, la mise à disposition de résultats de recherche…
Par ailleurs, le rapport classait les entreprises en trois catégories.
- Les entreprises de type A cultivent la R&D et l'innovation et connaissent bien les acteurs de la recherche ; ce sont essentiellement les grandes entreprises et les spin-off technologiques.
- Les entreprises de type B font de l'innovation et intègrent les nouvelles technologies dans leur production mais disposent pour cela de peu de temps ou de structure et ont besoin d'un accompagnement.
- Les entreprises C, peu structurées pour l'innovation, présentent toutefois un potentiel latent.
Le rapport d'ADE & MERIT a été entériné par le Conseil wallon de la politique scientifique, qui a tout particulièrement souligné la nécessité d'augmenter le nombre d'entreprises de type A, de mieux répondre aux besoins des entreprises de type B et de faire progresser les entreprises de type C à travers la sensibilisation, l'accompagnement et l'ouverture aux démarches innovantes.

Création de l'Agence de stimulation technologique

La mission essentielle de l'AST est de mettre en place une politique de stimulation technologique et d'assurer une cohérence ainsi qu'une efficacité optimale du système d'intermédiation. On notera plus particulièrement les objectifs suivants :
- proposer au Gouvernement un programme de stimulation technologique pour la Région wallonne et le mettre en œuvre lorsqu'il sera adopté ;
- collaborer avec l'Agence de stimulation économique en matière de création d'activités ;
- mettre en réseau les grandes familles d'opérateurs, veiller à son bon fonctionnement, rédiger avec les opérateurs des conventions et en assurer le suivi ;
- définir les critères d'agrément des opérateurs, veiller à leur encadrement, organiser des formations ;
- coopérer activement avec l'administration.

Etat d'avancement

L'Agence a été créée sous la forme d'une société anonyme de droit public le 19 juillet 2006 avec un capital de 500.000 €.
A cette occasion, le Conseil d'administration a désigné Monsieur Marcel Crochet comme président et Monsieur Michel Foucart comme vice-président. Le Conseil a nommé Madame Véronique Cabiaux en tant que directrice de l'AST. Cette désignation avait été proposée au Gouvernement par un jury où étaient représentés les principaux acteurs de l'intermédiation technologique ainsi que les entreprises.
Le staff de l'AST comprendra trois experts technologiques, un expert juridique ainsi qu'un secrétariat administratif composé de deux personnes. Les recrutements sont en cours et seront proposés par un jury. L'AST sera logée dès le 16 octobre au Vertbois, à Liège, dans les locaux actuellement occupés par Meusinvest.

Le Conseil d'administration s'est réuni ce jeudi 21 septembre, afin d'entendre un rapport de la directrice sur l'état de l'intermédiation et de discuter de la stratégie de l'Agence au cours des prochains mois. La Ministre Marie-Dominique Simonet a tenu à rencontrer les membres du Conseil et à leur exprimer ce qu'elle attend de l'Agence nouvellement créée, avec une insistance particulière sur la promotion de l'innovation auprès des PME.
Pour Marie-Dominique Simonet, l'objectif de développement économique par le biais de l'innovation technologique est impossible à atteindre dès le moment où les acteurs s'isolent dans des lieux où ils veillent aux intérêts de leur propre organisation. Si des progrès considérables ont été accomplis depuis quelques années en vue d'assurer une franche coopération, la mission de l'AST est de faire mieux encore par la coordination des objectifs, des actions et des acteurs.