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Politique

Mis en ligne le 13/09/2006

Elections provinciales : la rentrée politique de François Perin au R.W.F.


A l’exception de Namur, le Rassemblement Wallonie-France (R.W.F.) ne présente pas de listes aux élections communales. En sa qualité reconnue de parti démocratique pluraliste, il invite ses électeurs de voter en faveur d’une liste démocratique de leur choix pour ce scrutin. En revanche, le RWF se présente aux élections provinciales. L’ancien ministre des Réformes institutionnelles, François Perin, professeur émérite de droit public à l’Université de Liège effectue son grand retour en politique active en soutenant la liste RWF dans le district de Liège. Partisan actif du fédéralisme en son temps, François Perin est du même avis que Paul-Henry Gendebien, président fondateur du RWF. Celui-ci estime que « le fédéralisme belge est un échec, que le régime belge reste nuisible aux intérêts wallons et bruxellois, que la loyauté fédérale invoquée par MM. Van Cauwenberghe et Happart dans leur pseudo-Constitution wallonne est un leurre de première catégorie. La vérité, c’est que la Belgique unitaire avait déjà laisser tomber une Wallonie écrasée par la désindustrialisation ; et qu’à son tour la Belgique fédérale a étouffé une deuxième fois sa minorité francophone sous le poids flamand, un poids qui pèse lourdement sur l’Etat central, la haute administration, la diplomatie, la police, les Banques, la Poste, les Chemins de fer, la presse (le groupe Vers l’Avenir et le Vif), Belgacom, sans parler de l’Eglise catholique et de l’entourage royal ».

En 1945, le « vote de cœur » du Congrès Wallon choisit la réunion de la Wallonie à la France

En 1945, à l’initiative de « Wallonie libre », se réunit à Liège un Congrès Wallon. Tous les partis démocratiques y envoient leurs représentants. A l’issue des débats, une majorité (450 personnes) se prononce en faveur du rattachement à la France. Ce vote est qualifié de « vote de cœur ». Ensuite, un second vote dit « vote de raison » demande, à l’unanimité des membres du Congrès Wallon moins deux voix, l’autonomie de la Wallonie dans le cadre d’un Etat belge fédéral. La Wallonie attendra trente-cinq ans le fédéralisme. Pas étonnant de constater vingt cinq ans plus tard, l’échec pour la Wallonie. Après la réforme de 1988, notre confrère André Méan constate : « la loyauté fédérale est encore à naître et le système a fait le pari de la collaboration. L’absence de partis nationaux et surtout l’absence d’un Sénat assurant la participation des régions et des communautés aux grandes décisions nationales interdisent d’affirmer que la Belgique est vraiment devenue un Etat fédéral ». Après la réforme de 1993, le politologue Jacques Brassinne, dans un dossier du CRISP, note : « l’ambiguïté fut entière tout au long des travaux parlementaires (. . .) cette situation a pour conséquence qu’en matière de doctrine constitutionnelle, les travaux ne présentent pas toutes les garanties requises en matière d’interprétation ». Et déjà en 2007, est prévu un nouvel affrontement entre les entités fédérées.

Le « réunionisme », une solution nouvelle dans le débat politique

« L’opinion publique commence à savoir qu’il y a une réponse, pour la Wallonie et pour Bruxelles, à l’éclatement de la Belgique, à savoir l’union avec la France, une union qui fera la force . . . ». Aujourd’hui, le Rassemblement Wallonie-France qui prône le « réunionisme » propose de joindre le « vote de raison » au « vote du cœur ». Dans le district de Liège, on relève les candidatures de François Perin, Paul-Henry Gendebien, Gaëlle Polis, André Schreurs, René Swennen et dans le district de Herstal, celle de Liliane Dehaybe. Dans les autres districts de l’arrondissement de Liège, le RWF présente également ses listes.





Pierre ANDRE