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Jeunes

Mis en ligne le 01/09/2006

Les jeunes face à la politique : une campagne PS « Comprendre pour mieux agir »

La campagne est lancée. L’électorat jeune fait partie des publics ciblés. Le Parti socialiste liégeois s’appuye sur le dynamisme des JS mais aussi sur ce qui s’appelle « l’action commune », la FGTB et les Femmes Prévoyantes Socialistes.
Willy Demeyer était l’invité de l’espace Roture ce jeudi 31 août. L’entourait Dominique Dauby FPS Liège et Thierry Bodson FGTB.
Ambiance jeune obligée, l’Espace Roture offrait un concert gratuit de Mycroglycerine et Art-Mur. La salle de l’étage n’en était pas moins correctement remplie, tout en drainant des candidats et candidates en campagne…
Le débat allait s’avérer plus construit que spontané, mais il s’agissait aussi de rentabiliser « le temps » du bourgmestre.
Pedro Vega jouant le rôle de catalyseur, des associations de Seraing et Droixhe encadrant leur jeunes et leur ayant demandé une réflexion préparatoire. Cela aurait pu être conventionnel et à la limite de l’ennui et se révéla finalement riche en interrogation.

Attendre trop du système, ne pas avoir suffisamment confiance en soi

Certes lorsqu’on est devenu adulte, le requiem des lamentations des jeunes de banlieue agace un peu, car ils se posent systématiquement en victimes, sans remettre en cause leurs propres carences, attendant finalement du politique, qu’ils avouent absolument ne pas connaître, recevoir la becquée quotidienne. Une forme d’assistanat insidieux s’installe…. Se dessine derrière le « on voudrait, on n’a pas » un réel manque de confiance en soi et le paravent du « je suis d’origine étrangère, donc je serai exclu » En oubliant que plusieurs générations d’immigrés ont construit cette Wallonie dans laquelle nous voulons vivre.
Mais il y a aussi les moments d’émotion quand ils se disent désorientés, sans formation à la recherche d’un emploi à tout prix. Lorsqu’ils constatent que la rue fait la loi et que les espaces jeunes parfois ne durent qu’une saison, quand la Communauté Française programme des activités « été jeunes ». Activités et c’est aussi un paradoxe, souvent squattées par des jeunes qui ont accès à d’autres loisirs.

Où sont passées les filles ?

Premier constat très réel et très visuel : pas de filles à ce débat, du moins pas de jeunes filles issues des quartiers. Une véritable ségrégation s’installe au point d’en revenir à une vision du « 19ème » de la condition de la femme ou à un copié collé de la culture islamiste. Les jeunes de Rixe demandant deux Maisons de Jeunes, une pour les garçons, l’autre pour les filles…Le groupe de Seraing n’a pas davantage apporté son quota féminin. Argument : « les filles avaient des repêchages ». Si les filles finissent à étudier aussi mal que les garçons…
Plus sérieusement, fut mis en avant la nécessité de compter davantage sur un personnel féminin d’encadrement dans le secteur des activités jeunesse. La méconnaissance du politique et de son fonctionnement semble s’agrandir par rapport à il y a 10 ans. Lorsque des services comme le SIEP osaient éditer un bouquin sur les « métiers de la politique » et le fonctionnement structurel d’une commune, d’une province. Un rôle pour les cours de morale et de religion ou le cours d’histoire ?
Les jeunes sont sagement descendus s’égosiller, les aînés ont papoté « campagne » un peu en retrait des ondes de rap et le bourgmestre a fait preuve d’une écoute qui est aussi un instrument essentiel de la démocratie.





Jean-Pierre Keimeul