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Théâtre

Mis en ligne le 28/08/2006

Rideau sur la 47ème édition du Festival de Spa

Le Festival de Théâtre de Spa s’est clôturé ce week-end. Une 47ème édition qui n’aura pas déçu. Une vingtaine de spectacles qui, dans l’ensemble, ont tous connu un certain succès.
Il suffit de prendre en considération les chiffres de fréquentation. Avec un taux d’occupation de 93 % des salles, les organisateurs estiment à plus de 15.000 le nombre de spectateurs recensés durant le Festival dont 13.000 payants (auxquels viennent bien entendu s’ajouter les concerts gratuits, spectacles de rues et rencontres avec les auteurs).
Comme le veut la tradition, le Festival de Spa a fait la part belle aux créations. Parmi les 24 spectacles proposés sur huit sites, on soulignera que les six créations ont toutes été jouées à bureaux fermés.
Nous vous avions déjà parlé du spectacle de la Compagnie Chéri-Chéri « Une pucelle pour un gorille », adapté d’un texte de Fernando Arrabal. Un des moments forts du festival au même tire d’ailleurs que « Le Visiteur » d’Eric-Emmanuel Schmitt avec dans le rôle de Freud, l’excellent Alexandre Von Sivers, un habitué du Festival spadois. On retiendra encore « Dérapages », le dernier spectacle de la Compagnie Arsenic toujours aussi créative dans sa forme. Cette fois, c’est dans un camion que le public a été invité à assister à ce spectacle appelé à tourner rapidement un peu partout dans le pays vu la proximité des élections. Il s’agit en quelque sorte d’une prise de conscience sur les dérives des discours des partis extrémistes. A voir absolument.
Enfin, une des grandes satisfactions des organisateurs est liée à la politique sociale menée par le Festival avec des tarifs réduits pour les articles 27 (des gens sous le seuil de pauvreté) notamment qui ne paient qu’1,50 euro par spectacle. Cela correspond à un souci d’ouverture du Festival de Spa qui entend proposer des pièces de théâtre au plus grand nombre. La preuve avec les spectacles de rues (entièrement gratuits) qui ont récolté un grand succès populaire. Le Festival de Spa n’est donc plus exclusivement réservé à un public « bourgeois » et cultivé. Une tendance qui devrait encore s’intensifier dans les années à venir même si Spa conserve malgré tout une image de Festival de qualité avec les meilleurs spectacles produits en Communauté française de Belgique.





Pierre Capart