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En Ville

Mis en ligne le 17/08/2006

Quand la Ville honore des citoyens…


Le 14 août, c’est un peu une tradition, marque en quelque sorte la reprise des activités officielles de la Ville de Liège et plus particulièrement celles de son bourgmestre, Willy Demeyer, rentré après quelques jours de vacances.
C’est aussi cette année, une rentrée toute symbolique puisqu’elle marque la dernière de la mandature 2001-2006 de notre mayeur.
Et cette rentrée se concrétise généralement par une réception amicale et simple dans les salons de l’hôtel de Ville, en fait dans la salle des pas perdus, où le bourgmestre, ouvre officiellement les « Fêtes du 15 août ». A ses côtés, pour la petite allocution d’usage (la photo ci-contre) se trouvaient les officiels de la République Libre d’Outre-Meuse. Et comme vous aurez pu le lire dans notre reportage de ce mercredi 16 août, la RLOM méritait bien cet honneur.
Mais à l’occasion de cette manifestation bien sympathique, le bourgmestre a également remis plusieurs distinctions de « Citoyen d’honneur de la Ville de Liège » qui cette année ont été décernées à Mme Clémence Lambinon, présidente de l’ASBL « Resto du Cœur de Liège » ; et à MM. Jean-Marie Schleret, vice-président du Conseil général et Conseiller municipal de la ville de Nancy et Jean-Louis Grinda, directeur général de l’Opéra Royal de Wallonie.

Jean-Marie Schleret et la ville sœur de Nancy

C’est Jacques Marneffe (la photo),l’échevin des Affaires sociales et de la Famille qui a remis la distinction à Jean-Marie Schleret, conseiller municipal de la Ville de Nancy, accompagné de son épouse Lilyann Schaeffer, adjointe au maire de Nancy en charge des relations internationales et de Mme Valérie Levy-Jurin, adjointe au maire et chargée de la politique de la Santé.

Jacques Marneffe rappela que s’il y a déjà 50 ans que Liège et Nancy sont jumelées, ce n’est qu’en 1991 que la coopération entre les deux villes est devenue vraiment active suite notamment aux contacts initiés et entretenus entre Jacques Marneffe et Jean-Marie Schleret, alors adjoint au maire et chargé des affaires sociales. Et depuis 1991, les contacts ont été plus que fructueux entre les deux villes puisque comme le rappela Jacques Marneffe : « Je parle de la création d’une structure de rencontre, d’échanges de vue, de réflexion, de mise en œuvre de projets réunissant, à l’initiative de nos deux villes et plus particulièrement de nos deux départements, des Aînés chargés, avec le support de nos universités et de nos administrations, de définir la place active et citoyenne des aînés au cœur de nos cités… Ce travail de réflexion a débouché sur l’organisation annuelle du « Forum des aînés » qui réunit actuellement nos seniors actifs, généralement en alternance à Nancy et à Liège. Et à Liège, la création de « l’Espace Liège Seniors », un concept très novateur puisqu’à l’heure d’aujourd’hui, en Belgique, Liège est la seule commune à compter un seul projet au nombre desquels je voudrais mettre en évidence un programme considérable, un programme de très haut de gamme de session de cours et de conférences réalisées au profit des seniors liégeois.
Rien de cela n’aurait pu se réaliser si, du côté nancéen, nous n’avions pas pu compter sur la conviction profonde, la force de travail et sur l’obstination dans la durée de Jean-Marie Schleret. Rien que cela justifiait, cher Jean-Marie, que la Ville de Liège t’honore et te remercie aujourd’hui en te décernant sa médaille d’or de la reconnaissance pour service éminents rendus.»

Clémence Lambinon, son cœur et son resto

S’il est bien à Liège quelqu’un qui mérite d’être honoré, c’est assurément Clémence Lambinon (la photo), la combien et toujours alerte, dynamique et humaniste présidente de l’ASBL «Resto du Cœur » de Liège.

Et Willy Demeyer ne s’est pas trompé lorsqu’il dira d’elle : « Le destin fait parfois bien les choses. Ses parents ont voulu que Mme Lambinon se prénomme Clémence, lui traçant ainsi le juste chemin vers le bien être d’autrui. Cela fait, cette année, 20 ans que Mme Lambinon, déjà assistance sociale, rencontra un certain Michel Colucci dit « Coluche », c’était le 22 février 1986. Lui confiant ses projets d’un resto du cœur à Liège, le grand humoriste avec un « H » comme humaniste, lui lança un de ses « oh oui ma poule » – pardon, madame, mais je cite – dont il avait le secret en lui précisant qu’on le ferait qu’une fois. Coluche disparaissait quelques mois plus tard et le «Resto du Cœur » est toujours là, mme Lambinon aussi. Ainsi que cette précarité que nous combattons de toutes nos forces. Aujourd’hui, l’équipe du « resto du Cœur » est forte d’une quarantaine de personnes toutes bénévoles et sans prétention, simplement solidaires et qui, aux dires même de Mme lambinon, auraient pu recevoir cette distinction. A travers vous, Madame, c’est à eux, à ceux que vous soutenez que vont toutes nos pensées… »

Jean-Louis Grinda et ses 10 ans à l’Opéra Royal de Wallonie


Vint alors le tour de Jean-Louis Grinda, directeur général de l’Opéra royal de Wallonie (la photo ) et dont c’est la dernière année de prestation à Liège avant de partir pour Monte-carlo pour y diriger l’opéra du rocher dont il est un des habitants privilégiés. D’ailleurs ne le sont-ils tous pas un peu (privilégiés) ceux qui vivent à Monaco ?

Willy Demeyer attaquera : « Si j’ai gardé Jean-Louis Grinda pour la bonne bouche, c’est parce que j’ai appris qu’avec lui, il était difficile d’avoir le dernier mot. Je le scrute d’ailleurs aux fins de savoir s’il ne va pas encore me demander quelque chose ou me dire que cela ne va pas du tout.
En 10 ans et en tant que président du conseil d’administration de notre opéra, j’ai pu apprécier la vivacité mais aussi la pugnacité de cet homme de parole, le premier non belge que notre conseil a, je crois, bien fait de mettre à la tête de notre centre lyrique qui est aussi celui de la Communauté française. Il est vrai que son CV était aussi long et riche qu’un livret déjà prometteur et qu’il a encore nourri abondamment au cours de ces dix ans, dix ans déjà, passés à Liège.
Au-delà de ses qualités artistiques, ce qui m’a d’emblée agréablement surpris chez lui, ce sont ses qualités de patron, de manager. Il a tout de suite compris qu’un centre lyrique était aussi une entreprise, initiant par là, un vivier dans lequel bon nombre de décideurs du domaine artistique ont puisé depuis… »
Retraçant ensuite le parcours artistique de Jean-Louis Grinda, le bourgmestre évoqua sa programmation « aussi bien classique qu’audacieuse », rappela le succès de son «Chantons sous la pluie », non seulement à Liège mais aussi à Paris pendant 4 mois avec des retombées financières appréciables pour Liège ; la création de son « Simenon et Joséphine » ainsi que le défi de 2003 de remettre au goût du jour la fameuse tétralogie de Wagner.

Pour terminer, Willy Demeyer dira encore : « Soucieux de laisser certaines traces, il vient de finaliser la constitution d’un nouveau label DVD pour les production de l’ORW et c’est à des signes comme ceux-là qu’on reconnaît le degré d’investissement d’un homme. Un investissement qui rayonne aussi sur la scène lyrique internationale. Il a notamment signé une nouvelle production du « Don Carlos » à Zagreb qui devrait être jouée à Tel-Aviv. On ose espérer que ce le sera pour célébrer la paix retrouvée….Lui qui a fait se déclencher tant d’applaudissement dans la salle de l’opéra et d’ailleurs qu’il en reçoive ici sa part légitime. »
Après quoi, le public nombreux (voir la photo) à composé de simples citoyens, mais également de représentant des sphères politiques, diplomatiques, économiques, académiques ou encore culturelles, de la ville et de la province ont appréciés le verre de l’amitié…et quelques pèkèts pour se préparer à la fête qui a suivi en Outremeuse.






Gaston LECOCQ