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Théâtre

Mis en ligne le 17/07/2006

Les Vacances Théâtre de Stavelot, la quarantaine rugissante…


Le rideau est tombé ce dimanche soir sur les 41èmes Vacances Théâtre de Stavelot.
Un festival qui a attiré, cette année, près de 3.000 personnes dans les superbes caves romanes de l’Abbaye (la Salle des Gardes et la Salle des Blanc Moussis) mais aussi dans le chapiteau des Baladins du Miroir (des habitués du Festival) qui avait pris « possession » des lieux.
Parmi les spectacles proposés, on retiendra notamment les prestations remarquées de Samy Frey, de Marie Ruggeri (voir article du 12/07),des Baladins ou encore d’Elastic, le clown liégeois dont l’imagination et l’humour ont conquis le public lors de la soirée de clôture du Festival.
Une mention toute particulière aussi pour le fabuleux et inénarrable « Fou de contrebassan » que nous avons vu samedi soir dans la salle des « Blancs Moussi ». Quelle performance ce Marc Andreini et son compère contrebassiste (débauché pour quelques heures de la fosse d’orchestre de l’Opéra de Wallonie) Nicolas Lehembre d’avoir pu tenir ainsi en haleine pendant près de 80 minutes, tout un public, pour une conférence aussi drôle que profonde et inventée par Joël Michiels et Oliviee Nussbaum.
Si toutes les conférences étaient du même acabit, c’est sûr qu’elles feraient salles combles, quel que soient les sujets…
Cette pièce à voir et à revoir, s’inscrit évidemment dans l’ensemble des spectacles de qualité proposés dans un cadre chaleureux qui se prête à merveille à la culture et à la détente. Les VTS ont toutefois dû faire face à une météo particulièrement clémente, plus propice au farniente et aux barbecues qu’au théâtre. Qu’à cela ne tienne, le public, de plus en plus fidèle des Vacances Théâtre de Stavelot, était présent pour se rafraîchir l’esprit dans les caves de l’Abbaye avant de se retrouver autour d’un bon verre ou d’un met délicieux concocté dans un « estaminet » on ne peut plus convivial. Bref, le succès était au rendez-vous de cette 41ème édition des VTS.

Un bémol de taille

Seul bémol, le manque de subsides octroyés par la Communauté Française de Belgique.
Cette année, la subvention a été sensiblement rabotée, ce qui, on peut s’en douter, a placé les organisateurs dans une situation quelque peu embarrassante. Après avoir pourtant obtenu la promesse d’un subside similaire à celui de l’an dernier, Pol Deranne, le Directeur et fondateur des VTS, a eu la désagréable surprise d’apprendre, deux semaines avant l’ouverture du Festival, que suite à des restrictions budgétaires le montant passait de 33.000 à 25.000 euros, soit pratiquement une diminution de 25% ! Un véritable « Coup de Jarnac » selon Pol Deranne d’autant que les contrats avec les artistes étaient signés depuis belle lurette.
Les organisateurs ne comptent toutefois pas rester sans réaction. Avec le soutien des autorités communales et provinciales, ils ont déjà contesté cette diminution drastique des subsides.
Il faut dire que les VTS peuvent se targuer d’une longue expérience en la matière tout en proposant des spectacles de qualité.
Malgré les restrictions budgétaires, la pérennité du Festival n’est heureusement pas menacée.
La 42ème édition des VTS aura bien lieu l’an prochain avec une formule inchangée et cela en attendant la création d’une toute nouvelle salle de spectacle sur le site abbatial. Une salle polyvalente qui devrait voir le jour dans les prochaines années.





Pierre Capart